Un des avocats de l'Arche de Zoé attend du Tchad qu'il règle les réparations aux familles

Publié le par waldar

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La France ayant affirmé vendredi qu'elle ne paiera pas les indemnisations des familles des enfants que l'Arche de Zoé avait tenté d'extraire du Tchad, Me Gilbert Collard, avocat de plusieurs membres du groupe, a déclaré qu'il attendait des autorités tchadiennes qu'elles s'acquittent de ces réparations, s'élevant à plusieurs millions d'euros, au titre des accords liant N'Djamena et Paris.

"Dans la mesure où la France assiste le Tchad, c'est le travail de la diplomatie (française) de faire comprendre que la contrepartie, c'est la libération de nos compatriotes", a déclaré Me Collard vendredi, soulignant que "le contribuable français n'a pas à payer".

Les six membres de l'Arche de Zoé, condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés et rapatriés en France, où leur peine a été commuée en huit ans de prison simple, ne sont pas en état de payer les indemnisations exigées par le jugement, soit quatre milliards de francs CFA (six millions d'euros), a répété Me Collard, joint par l'Associated Press.

Jeudi, le président tchadien Idriss Déby avait déclaré dans un entretien avec France-24 que la procédure de grâce des membres de l'association était en cours et prendrait "moins d'un mois". Il avait en revanche ajouté qu'il fallait encore régler "un problème qui n'a pas encore été évoqué", soit les réparations d'un montant de "quatre milliards de francs CFA" (six millions d'euros).

Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a affirmé vendredi que "ce n'est pas l'Etat français qui a été condamné. Ce n'est donc pas à lui de payer, pas à lui de se substituer".

Au cours d'un point de presse à Paris, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a estimé que "ce n'est pas au gouvernement que ça s'adresse", tout en ajoutant: "il va falloir qu'on trouve une solution".

M. Déby avait déclaré jeudi que "si d'aventure les membres de l'Arche de Zoé n'ont pas de possibilités, l'Etat tchadien serait dans l'obligation d'indemniser les parents de ces enfants et ces enfants, ces 103 enfants". "Nous ne refusons pas non plus une contribution qui nous viendrait de la France ou d'autres partenaires", avait-il cependant glissé, affirmant: le président Nicolas Sarkozy "m'a dit qu'il allait nous assister". AP

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