CRISE TCHADIENNE ET SORT DE IBN OUMAR MAHAMAT SALEH

Publié le par WALDAR WAL AKHBAAR

CRISE TCHADIENNE ET SORT DE IBN OUMAR MAHAMAT SALEH
LA FRANCE ET SON FRENCH DOCTOR APRES LA MORT
?

La France, après avoir aidé Idriss Déby, ainsi qu’elle l’a reconnu elle-même, à sauver sa vie et son régime « légitime », n’arrête plus après coup, de multiplier les gestes de bonne volonté à l’endroit des opposants tchadiens et du processus démocratique de ce pays. On ne compte plus les interventions de Bernard Kouchner, du premier Ministre et de Nicolas Sarkozy sur ces questions.

C’est comme si, tout à coup, on découvrait que les droits de l’homme et la démocratie ne sont plus des luxes pour les Tchadiens et qu’une gouvernance ne peut s’inscrire dans la durabilité sans l’égale considération accordée à l’opposition et au pouvoir.

C’est la manne de la considération et de la sollicitude qui tombe de la part du pouvoir français qui s’en montrait si chiche au profit des leaders des partis politiques et de la société civile tchadiens.

Ibn Oumar Mahamat Saleh
(photo http://www.pldtchad.org/new/
images/Portrait_min.JPG)

Tenez, au lieu de faire comme Ségolène Royal qui a fui le débat avec le fils de Ngarlejy Yorongar, Nicolas Sarkozy « himself » reçoit le fils de Ibn Oumar Mahamat Saleh (Mohamed-Saleh) et engage avec lui un débat de fond sur la Commission d’enquête internationale créée au Tchad tout dernièrement. Le pouvoir, après avoir fait des pieds et des mains pour libérer Ngarlejy Yorongar des griffes de Déby, lui propose l’asile dans l’Hexagone alors même que ce dernier n’est pas officiellement demandeur, préférant à ce qu’on dit, d’autres pays d’accueil : Allemagne, Belgique…

Mais tous ces gestes ne viennent-ils pas un peu tard ? C’est vrai qu’une attitude beaucoup plus équilibrée et soucieuse de l’intérêt des Tchadiens plutôt que celui de Déby aurait pu donner un autre cours aux évènements en évitant autant de pertes en vies humaines et en dégâts matériels.

Mais s’agissant des institutions d’un pays, de la vie d’un Etat, il n’est jamais trop tard de prendre les bonnes décisions qui vont dans le sens de leur meilleur ancrage. Par contre, là où effectivement on peut dire que la France s’est réveillée comme l’oiseau de Minerve, c’est par rapport à l’opposant Ibn Oumar Mahamat Saleh dont on n’a plus de nouvelles.

Si comme le laisse entendre Yorongar, à Dieu ne plaise, il aurait été tué entre le 4 et le 06 février dernier, là on comprendrait que c’est bel et bien d’une prise de conscience tardive qu’il s’agit pour les autorités françaises ; certains pourraient même dire que ceci explique cela ! Il sera difficile en effet de ne pas associer la France à cet assassinat s’il était avéré.

Comme pour anticiper, se racheter à défaut de se donner bonne conscience, on multiplie les égards à l’opposition : c’est toujours bon à prendre mais ça ne rachète pas les fautes !

source: san finna

VT

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