La CEEAC condamne le recours à la force pour accéder au pouvoir(AFP)

Publié le par WALDAR WAL AKHBAAR

les chefs d'Etat des dix pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), réunis lundi à Kinshasa pour un sommet spécifiquement consacré à la situation au Tchad, ont condamné le recours à la force comme moyen pour accéder au pouvoir.

 

"Les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats membres de la CEEAC condamnent le recours aux armes et autres voies non constitutionnelles comme mode d'accession au pouvoir ainsi que toute déstabilisation des institutions démocratiques issues de la volonté du peuple tchadien", indique un communiqué final publié à l'issue de leur rencontre.

Y ont assisté le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, également président en exercice de l'organisation et six autres chefs d'Etat: le tchadien Idriss Deby Itno, le burundais Pierre Nkurunziza, le centrafricain François Bozizé, l'équato-guinéen Théodore Obiang, Fradique de Menezes de Sao Tome et Principe et Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville voisin.

Le Gabon était représenté par son ministre de la Communication Jean-Boniface Assélé, l'Angola par son Premier ministre Fernando da Piedade et le Cameroun par le chef de sa diplomatie Henri Ebeye.

Le sommet a appelé toutes les parties en conflit à appliquer les accords signés antérieurement notamment ceux de Tripoli et de Ryad entre le Tchad et le Soudan et a apporté son soutien appuyé aux deux médiateurs désignés par l'Union africaine (UA) dans la crise tchadienne.

Les dirigeants de l'Afrique centrale se sont également engagés à organiser une assistance d'urgente en faveur du Tchad pour sa reconstruction et sa réhabilitation avant de se féliciter de l'amorce du déploiement des troupes de l'Eufor en vue de sécuriser les camps des réfugiés, les personnes déplacées ainsi que le personnel des agences humanitaires.

La communauté internationale a été invitée à apporter "au gouvernement et au peuple tchadiens une assistance multiforme à la hauteur du drame que le pays vient de connaître".

Le sommet de Kinshasa a enfin demandé l'"accélération du déploiement de la force hybride Nations unies/UA au Darfour".

Le président tchadien a remercié pour sa part ses pairs pour "la solidarité" qu'ils ont manifestée à l'endroit de son pays et qualifié d'"une violation flagrante et d'"une très grande conspiration contre le Tchad" l'agression dont le Tchad a été l'objet en février.

Ce sommet, qui est intervenu un peu plus d'un mois après une attaque rebelle manquée et de violents combats dans la capitale tchadienne, avait été souhaité par les présidents Deby et Kabila, qui avaient vivement condamné en février "toute tentative de prise du pouvoir par les armes" au Tchad.

Le Tchad et le Soudan, pays voisins à la frontière poreuse, ont des relations très tendues et s'accusent mutuellement de déstabilisation par groupes armés interposés. Ils ont déjà signé plusieurs accords, restés lettre morte, dans lesquels ils s'étaient engagés à ne plus soutenir les rebelles de l'autre pays.

Créée en 1983, la CEEAC a nomment pour objectif de maintenir un dialogue entre ses membres, de développer les relations économiques régionales afin de faciliter les échanges et de prévenir les conflits - récurrents dans certains pays membres et dont certains ont opposé des membres entre eux ces dernières années.

bbos/dfg

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