Le non événement de Dakar: LeTchad et le Soudan signent un accord de non agression

Publié le par WALDARI WA AKHBAARA

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DAKAR (AFP) — Les présidents tchadien Idriss Deby Itno et soudanais Omar el-Béchir ont signé jeudi à Dakar un accord de non agression sous l'égide du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et du président sénégalais Abdoulaye Wade, a indiqué un ministre sénégalais.

"Nous nous engageons solennellement à interdire toutes activités de groupes armés et à empêcher l'utilisation de nos territoires respectifs pour la déstabilisation de l'un et l'autre de nos Etats", stipule le texte lu par le chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidiane Gadio.

"Nous réitérons le respect de nos engagements pris antérieurement", a ajouté le ministre, citant le document signé par les deux chefs d'Etat.

Cet accord vise à "mettre définitivement fin aux différents entre nos deux pays, rétablir la paix et la sécurité dans la sous-région".

Il s'agit du sixième accord signé entre les deux pays pour tenter de mettre fin aux conflits les opposant depuis cinq ans.

Le président soudanais avait émis mardi, depuis Dubaï, des doutes sur l'opportunité de signer un nouvel accord de paix, les cinq précédents n'ayant pas été respectés.

Le 8 février 2006, les présidents Deby et Béchir avaient déjà signé à Tripoli un accord prévoyant "l'interdiction d'utiliser le territoire de l'un pour des activités hostiles contre l'autre" et des patrouilles communes sur la frontière.

Mais le 13 avril suivant, le Tchad avait dénoncé une "agression programmée à partir de Khartoum", après une offensive de rebelles tchadiens sur N'Djamena et dans l'est du pays. Le Soudan avait alors démenti toute implication.

L'accord de Dakar intervient quelques heures seulement après des accusations du gouvernement de N'Djamena selon lesquelles des colonnes de rebelles parties du Soudan auraient pénétré dans l'est du Tchad.

Cette accusation n'a pas été confirmée par l'armée française, très présente au Tchad, ni par la force européenne déployée dans l'est du Tchad (Eufor).

Le secrétaire d'Etat soudanais aux Affaires étrangères Al Sammani Al-Sheikh Al-Wassila a qualifié jeudi à Dakar de "complètement fantaisistes" ces allégations.

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