Le Tchad restreint la liberté de la presse - France24

Publié le par WALDARI WA AKHBAARA

L’Etat d’urgence vient d’être levé au Tchad, et avec lui, la censure des médias. Pendant plus d’un mois, les radios ne pouvaient plus diffuser de bulletin d’information en direct et de nombreux journaux avaient interrompu leur publication.

Pourtant, la levée de la censure n’est pas synonyme d’une liberté retrouvée dans les médias.

Le gouvernement vient de faire passer une ordonnance plus stricte que la précédente, contraignant considérablement les journalistes.
"L’offense au président de la République par des écrits, des imprimés (…) est punie d’emprisonnement", indique le texte.

Pour Gata Noer, directeur de publication de l’Observateur, un petit hebdomadaire, "n’importe quel article peut être considéré comme une offense. Ce n’est pas défini ! Donc n’importe qui pour n’importe quoi peut tomber pour offense au chef de l’Etat. C’est ça le danger."

Malgré les risques, les journalistes ont décidé de traiter des arrestations des opposants politiques et des exactions commises par les militaires. "Nous n’avons pas à «prêter le champ» en disant que nous n’allons traiter que le sport, la culture et les chiens écrasés", poursuit Gata Noer. "Nous avons une ligne éditoriale à défendre jusqu’à ce que le premier d’entre nous se retrouve en prison".

La prochaine parution de l’Observateur fera donc office de test. Elle déterminera à quel point la liberté de la presse est entravée par cette nouvelle loi.
 

Publié dans Actualités

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