Rencontre dans l'est du Tchad entre autorités et rebelles du RFC (selon le monde)

Publié le par WALDARI WA AKHBAARA

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Une délégation des autorités de N'Djamena a rencontré dans l'est du Tchad des émissaires du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), un des principaux groupes rebelles, en vue d'ouvrir d'éventuels pourparlers de paix, a-t-on appris mardi auprès des deux parties.

 

Selon des sources proches du pouvoir, la délégation officielle, conduite par l'ex-rebelle Adoum Togoï, s'est rendue à la mi-mars dans la région de Guéréda, dans l'extrême est du Tchad frontalier du Soudan, pour y rencontrer des représentants du RFC de Timan Erdimi.

Les émissaires des autorités étaient "essentiellement des membres du clan zaghawa du président Idriss Deby Itno", a expliqué à l'AFP une de ces sources.

Timan Erdimi, neveu du chef de l'Etat dont il fut le directeur de cabinet à la présidence, est également membre de l'ethnie zaghawa, comme la plupart des cadres de sa rébellion.

"Pour l'instant, la rencontre n'a pas abouti à des résultats concrets", a-t-on ajouté de même source.

Un cadre du RFC interrogé par l'AFP par téléphone depuis Libreville a confirmé cette rencontre. "La délégation du RFC est maintenant allée rejoindre Timan pour étudier les suites éventuelles à donner", a-t-il expliqué, sous couvert de l'anonymat.

Selon lui, les rebelles ont posé "quatre conditions préalables" à l'ouverture de réelles négociations: des pourparlers organisés à l'étranger, l'indemnisation de tous les combattants du RFC, un partage du pouvoir et la convocation d'un "forum national" regroupant toutes les forces politiques tchadiennes pour trouver une solution définitive à la crise.

"Ce sont des conditions inacceptables pour Deby, cela ne va rien donner", a pronostiqué ce membre du RFC.

Le RFC était membre du front rebelle qui a failli renverser le président Deby début février à N'Djamena. Tous les mouvements qui ont participé à cette offensive avaient pourtant signé le 25 octobre à Syrte, en Libye, un accord de paix avec le pouvoir tchadien.

En revanche, le RFC n'a pas adhéré à la nouvelle Alliance nationale (AN) que d'autres groupes rebelles ont formé fin février autour du général Mahamat Nouri.

Dimanche, Timan Erdimi a menacé d'"attaquer le sud pétrolier (...) pour faire comprendre à la France et aux Etats-Unis qu'il n'est pas leur intérêt de soutenir" le président Deby.


sources :le monde /AFP

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