Tchad: Kamougué rentre mais le gouvernement dénonce l'attaque des rebelles!

Publié le par Hamid K.

LIBREVILLE (AFP) — Wadal Abdelkader Kamougué, un des principaux opposants tchadiens, est rentré samedi à N'Djamena en provenance du Cameroun "pour continuer l'opposition" au gouvernement du président Idriss Deby Itno, a-t-on appris auprès l'opposition.

"Kamougué est rentré cet après-midi de Bongor (nord Cameroun). Il a reçu des garanties sur sa sécurité de la part des autorités et il revient pour continuer l'opposition" au chef de l'Etat, a affirmé Salibou Garba, membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC). Principale coalition de l'opposition, la CPDC compte parmi ses membres l'Union pour le renouveau et la démocratie, dont Wadal Abdelkader Kamougué est le président.

"Il y a beaucoup de travail: la commission d'enquête sur les évènements, qu'il faut changer et que nous ne reconnaissons pas", a notamment dit M. Garba qui se trouvait à N'Djamena et qui a été interrogé par téléphone depuis Libreville. Il a précisé que M. Kamougué, qui est député, était "en bonne santé".

De nombreux opposants avaient fui le Tchad après les "événements" du 2 et 3 janvier qui avait vu les rebelles, partis le 28 janvier de leurs bases arrière au Soudan, acculer le président Deby dans son palais présidentiel avant d'être repoussés in extremis. Des ONG ont dénoncé de nombreuses violations des droits de l'Homme et des exactions contre la population dans les jours qui ont suivi. De nombreux opposants avaient été arrêtés - le porte-parole du CPDC Ibni Oumar Mahamet Saleh est toujours disparu.

La commission d'enquête créée après la visite du président français Nicolas Sarkozy et chargée de faire la lumière sur les évènements "n'inspire aucune confiance" à l'opposition qui juge sa composition partiale.

Le Tchad dénonce la menace soudanaise

N'Djamena a réuni les diplomates des pays observateurs de l'accord de paix de Dakar entre le Tchad et le Soudan pour leur montrer des "preuves irréfutables" d'une nouvelle menace d'agression de Khartoum, a annoncé une source diplomatique.

"Le Tchad détient des preuves irréfutables sur l'intention du Soudan d'agresser le Tchad", et le ministre tchadien des Affaires étrangères Ahmad Allam-mi les a présentés vendredi à des diplomates français, américains, libyens et congolais ainsi qu'au représentant spécial des Nations Unies et à un représentant de la médiation de l'Union Africaine.

"Le ministre a informé les diplomates des manoeuvres soudanaises qui exercent des pressions humiliantes sur ses obligés (rebelles tchadiens) pour les pousser à attaquer à nouveau le Tchad", a encore indiqué cette source.

Source: AFP

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