la commission d'enquête sur le raid rebelle sera remaniée( selon AFP)

Publié le par Hamid K.

La commission d'enquête sur l'attaque rebelle raté des 2 et 3 février au Tchad, "obtenue" par le président français Nicolas Sarkozy mais très contestée, sera remaniée pour être "plus crédible", a-t-on appris mercredi de source diplomatique.

 

"La commission est en train d'être remaniée pour devenir plus crédible", a expliqué cette source, interrogée par l'AFP à N'Djamena depuis Libreville.

"Il s'agira d'une commission d'enquête nationale (tchadienne) au sein de laquelle la communauté internationale aura un statut d'observateur", a-t-elle ajouté.

Pour l'instant, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l'Union européenne (UE), représentée par la délégation de la Commission européenne à N'Djamena et les ambassades de France et d'Allemagne, vont siéger dans la commission, mais "le statut d'observateur sera ouvert à toute autre instance ou pays intéressé", selon cette source.

L'OIF et l'UE vont également financer des "experts internationaux indépendants" qui formeront le "comité technique" de la commission et qui "feront le travail sur le terrain".

A l'occasion d'une visite controversée à N'Djamena le 27 février, le président Sarkozy avait demandé la création d'une commission d'enquête "internationale" sur la disparition d'opposants arrêtés selon des témoignages concordants par les services de sécurité tchadiens à la fin de l'attaque rebelle des 2 et 3 février dans la capitale.

Mais l'instance créée deux jours plus tard par le président Idriss Deby Itno avait été jugée peu crédible par les organisations de défense des droits de l'Homme.

Dirigée par le président de l'Assemblée nationale tchadienne Nassour Ouaïdou, membre de la majorité au pouvoir, qui devrait en conserver la tête, cette commission était déjà ouverte à l'UE, à l'OIF et à la France, ainsi qu'à l'Union africaine (UA).

Son mandat portait sur "l'agression soudanaise", les autorités tchadiennes accusant Khartoum d'être l'instigateur de l'attaque rebelle.

Selon la source diplomatique, le mandat "remanié" portera sur "les événements survenus entre le 2 et le 20 février", ce qui comprend "les disparitions d'opposants et les éventuelles violations des droits de l'Homme".

Interrogées par l'AFP, les autorités se sont bornées à dire que la nouvelle commission serait créée dans les prochains jours. Un conseiller du président Deby a toutefois confirmé à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, que "certains membres internationaux voulaient des garanties sur sa crédibilité et son indépendance".

La Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), principale coalition de l'opposition, réclame une commission "réellement internationale et réellement indépendante" sur la disparition de son porte-parole Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont on est sans nouvelles depuis le 3 février.

Elle demande à la France, qui a apporté son soutien militaire et diplomatique à Idriss Deby lorsqu'il était à deux doigts d'être renversé par les rebelles, de faire pression sur N'Djamena.

SOURCES : AFP  cité par le monde

Source : AFP

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