Attaque d'Adé: Un diplomate déclare craindre"que ce ne soit le début d’une offensive de bien plus grande ampleur"

Publié le par Hamid K.

  

TCHAD: Première attaque rebelle depuis février  (IRIN)

NDJAMENA, 2 avril 2008 (IRIN) - L’attaque lancée contre les soldats du gouvernement, tôt dans la matinée du 1er avril, à Ade, une ville de l’est tchadien, à la frontière avec le Soudan, est la première tentative sérieuse, menée par les rebelles en vue de défier les forces gouvernementales depuis février, lorsque les rebelles étaient arrivés jusqu’aux portes de N’Djamena, la capitale, avant de battre en retraite.

« L’attaque d’aujourd’hui [1er avril] pourrait être seulement un événement isolé, mais nous craignons que ce ne soit le début d’une offensive de bien plus grande ampleur », selon un diplomate de N’Djamena, qui a souhaité conserver l’anonymat.

Des dizaines de soldats du gouvernement ainsi qu’un grand nombre de civils ont été blessés au cours des affrontements, qui se sont terminés vers midi, selon une source à Ade. Aucune information n’a été communiquée sur le nombre des victimes dans les rangs des rebelles, et on ignore également si ceux-ci se sont réfugiés au Soudan ou s’ils se sont déplacés vers le sud-est, en direction du village tchadien de Modoyna, proche de la frontière.

À Ade, des sources ont confirmé que les assaillants étaient membres de l’Alliance nationale (NA), un mouvement rebelle composé d’au moins trois factions rebelles dirigées par Mahamat Nouri, ancien général tchadien, qui avait mené l’attaque lancée sur N’Djamena en février.

« Ce que les rebelles feront maintenant, je n’en sais pas plus que vous », a déclaré le diplomate. « Peut-être qu’il s’agissait juste d’une tentative d’intimidation, et que ça s’arrête là. Peut-être aussi que cette attaque était une diversion, destinée à dissimuler d’autres attaques rebelles de plus grande envergure qui pourraient avoir lieu bientôt, ailleurs, le long de la frontière, et peut-être sommes-nous sur le point d’assister à quelque chose de spectaculaire ».

« L’important, c’est que tout le monde se prépare à toute éventualité », a-t-il ajouté, en allusion à l’évacuation des diplomates, des travailleurs humanitaires internationaux et de dizaines de milliers de civils hors de N’djamena, au cours de l’offensive rebelle de février dernier.

Le ministère tchadien de la Défense a publié un communiqué selon lequel le Soudan serait à l’origine de la dernière attaque et les rebelles seraient les « mercenaires » du gouvernement soudanais.

Toujours d’après le communiqué, le Soudan aurait violé plusieurs accords conclus avec le Tchad, notamment celui signé le 13 mars à Dakar, en présence de Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, et d’autres leaders mondiaux.

« Les forces armées soudanaises n’ont rien à voir avec ce qui se passe au Tchad : il s’agit d’une question interne », a pourtant déclaré le porte-parole de l’armée soudanaise à Reuters, depuis Khartoum.

Source: irinnews.org

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