La rébellion tchadienne s’opposera à l’Eufor "si elle veut aider Idriss Déby", avertit l’UFDD

Publié le par Hamid K.

 




    



APA - Dakar (Sénégal)  Le représentant en France de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD), membre de la rébellion tchadienne, Mansour Abass, a assuré mercredi à Dakar, que la rébellion tchadienne aiderait la Force européenne l’Eufor, « à condition qu’elle ne soit pas là pour soutenir le régime du président Déby ».

  « Nous sommes prêts à accepter toute force censée protéger les réfugiés et les populations tchadiennes, mais nous doutons de l’Eufor, parce qu’elle est constituée aux trois quarts de Français », a notamment déclaré Mansour Abass, au cours d’un point de presse dans la capitale sénégalaise.

« Si nous constatons que l’Eufor est venue pour soutenir Idriss Déby, le peuple tchadien saura prendre ses responsabilités », a-t-il menacé.

Mansour Abass s’est demandé en outre, « pourquoi Paris n’a-t-elle pas demandé une Force des Nations unies, au lieu d’une force européenne maquillée d’un Belge par-ci d’un Holladais par-là, et où les Français sont majoritaires ? ».

Dans sa mission officielle, l’Eufor doit « protéger quelque 250 mille réfugiés du Darfour et d’autres milliers de déplacés internes tchadiens dans l’est du Tchad ».

Fin janvier dernier, l’UE avait décidé, dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), de lancer officiellement l’opération militaire de transition dans l’Est du Tchad et dans le Nord-Est de la République centrafricaine (EUFOR TCHAD/RCA).

Selon le responsable de l’UFDD, dont le mouvement a été créé en octobre 2006, « si le problème tchadien est résolu, ce sera le début du règlement de la crise du Darfour ». « La rébellion soudanaise est une création d’Idriss Déby », a-t-il soutenu.

L’Eufor qui est composée de 2 700 hommes dont une majorité de Français, est dirigée par le général irlandais Patrick Nash.

Depuis 2003 quelque 240 000 réfugiés du Darfour ont été installés dans une douzaine de camps dans l’est du Tchad, le long de la frontière avec le Soudan.

A ce groupe s’ajoutent 170.000 déplacés internes tchadiens et 45.000 réfugiés centrafricains (réfugiés au sud du Tchad) fuyant la rébellion dans l’un et l’autre pays.

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