Le dictateur du Tchad dit merci à son ami Sarkozy

Publié le par Hamid K.

« Le dictateur du Tchad dit merci à son ami Sarkozy », c'est le titre d'un commentaire de la Berliner Zeitung. Lorsque le procès des six Français avait commencé, une peine de 20 ans de prison menaçait les accusés, pour tentative d'enlèvement de 103 enfants africains soi-disant orphelins. Un crime révoltant que les kidnappeurs avaient tenté de déguiser en action humanitaire, ce qui rend les faits encore plus répréhensibles, écrit le journal. Ils ont été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés. Comme le dictateur du Tchad et le président français sont traditionnellement liés d'amitié, il n'a pas fallu longtemps avant que les condamnés soient transférés vers la France, où un tribunal a commué leur peine en huit ans de prison. Aujourd'hui, les kidnappeurs d'enfants profitent à nouveau de cette liaison politique : le président Idriss Déby a gracié les six Français et a aussi renoncé aux six millions d'euros de dommages et intérêts qu'il exigeait. Un geste de remerciement que la France a après tout mérité, estime le quotidien. Lorsque 3000 rebelles armés ont attaqué la capitale, N'Djamena, au mois de février, le chef de l'Etat, lui-même arrivé au pouvoir par un putsch, se trouvait bien démuni avant que le millier de soldats français stationnés dans le pays n'interviennent pour le sauver, lui et son poste de président. Récemment, Nicolas Sarkozy a souvent répété qu'il souhaitait mettre un terme à cette politique africaine des temps passés. Ce serait malvenu pour les despotes tels qu'Idriss Déby, c'est pourquoi on le voit s'incliner. Il se montre conciliant et serviable : en ce qui concerne le pétrole, les ventes d'armes ou encore avec des actions bienvenues telles que la grâce des kidnappeurs d'enfants.

source:afropresse

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