Arche de Zoé : Breteau mouille la France

Publié le par Hamid K.

L’affaire de l’Arche de Zoé va-t-elle rebondir ? Son fondateur, Eric Breteau, annonce dans un entretien au Figaro qu’il réclame “la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion du dossier par les autorités françaises”. L’ancien pompier affirme qu’”il était prévu que Cécilia Sarkozy et Rachida Dati se déplacent pour accueillir les 103 enfants”.

 

Dans un entretien à paraître mardi dans Le Figaro, Eric Breteau, le fondateur de l’Arche de Zoé, annonce qu’il réclame “la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion du dossier par les autorités françaises”, pour faire la lumière sur l’opération ADZ au Darfour.

Eric Breteau a annoncé la publication d’un livre, à paraître d’ici une quinzaine de jours, L’Arche de Zoé, les dessous d’une affaire d’Etat, dans lequel, dit-il, “pour la première fois, j’y explique en toute liberté l’origine de notre opération et je dévoile les appuis politiques dont nous avons bénéficié en France jusqu’à ce que nous soyons complètement lâchés après notre arrestation, le 25 octobre”. Le président de l’ADZ dit notamment avoir reçu les encouragements des proches de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner. “Il était même prévu que Cécilia Sarkozy et Rachida Dati se déplacent en personne pour accueillir les 103 enfants à l’aéroport de Vatry”, assure-t-il.

Lors d’un entretien accordé à France Infos, Eric Breteau a assuré que l’Arche de Zoé avait pris contact avec le quai d’Orsay avant le lancement de l’opération. Le but ? “Créer un incident pour que la communauté internationale se saisisse du problème du Darfour, pour obliger les politiques à intervenir.” Le fondateur de l’ADZ, qui s’exprimait pour la première fois depuis son arrestation par la police tchadienne, le 25 octobre, s’est félicité d’avoir retrouvé sa liberté, mais surtout “sa liberté de parole” justement. Il a tenu à saluer ses compagnons d’infortune ainsi que les 260 familles d’accueil qui, “comme beaucoup de Français, veulent faire la lumière sur cette affaire”. Et d’insister que l’opération avait pour but de jeter un pavé dans la mare pour alerter la population.

Et d’après Eric Breteau, les autorités françaises soutenaient l’opération. Il aurait rencontré le conseiller personnel de Bernard Kouchner, qui était “parfaitement au courant”, ainsi que celui de Catherine Pégard, elle-même conseillère du président de la République. Pourquoi alors des plaintes des familles d’accueil ? “Il n’y a eu que trois plaintes”, selon Eric Breteau alors que “quarante ont demandé à être mises en examen dans le but de se montrer solidaire avec les membres de l’Arche de Zoé”. “Les familles n’ont pas versé d’argent pour adopter mais se sont mobilisées pour organiser cette opération.” Aujourd’hui si elles portent plainte, c’est qu’elles “sont en souffrance”. En souffrance tout comme Dominique Aubry, son ancien compagnon, qui accusé Breteau de mensonge dans les colonnes du JDD.

Aucun regret… ou presque

“C’est un sapeur pompier formidable. Depuis notre retour en France on a été isolés les uns des autres. Lui aussi souffre de toute cette mascarade qui entoure cette affaire”, a expliqué Breteau au micro de France Info. “Tout le monde a besoin de connaitre la vérité pour mesurer la dimension de cette affaire. Aubry a des doutes, c’est normal. Je suis là pour expliquer l’origine de l’opération. On voulait importer une partie du problème du Darfour en France pour obliger les politiques et la communauté internationale à s’impliquer”, a insisté Eric Breteau comme il l’avait fait durant son incarcération au Tchad dans une lettre remise à l’époque, à une journaliste de France Info.

source: novopress.info

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