ARCHE DE ZOE : Emilie Lelouch arrogante et sûre d’elle.

Publié le par Hamid K.











Elle a toujours attiré les observateurs, Emilie Lelouch,
toujours tenace, elle donnait d’elle, malgré elle, l’image d’une va-t-en guerre qui fait fi des lois, et
pense que son opinion prévaut le reste.
Sa première prise de parole publique, après l’affaire de l’Arche de Zoé, sur les ondes de Radio France Internationale, laisse percevoir beaucoup d’arrogance

et une critique de la situation relativement juvénile.
"A N’Djamena on appréciera !" tel fut le commentaire d’un ami journaliste tchadien après que je lui fasse auditionner l’interview qu’à donnée Emilie Lelouch à RFI ce vendredi. La petite amie d’Eric Breteau, le patron de l’Arche de Zoé, sort les griffes, et ce n’est pas pour regretter quoi que se soit, "si c’était a refaire, je recommencerai", lance t-elle, alors que la justice étudie en France le dossier.

Eric Breteau il y a peu avait également prit la parole, il ne fut pas tendre, mais son argumentaire sonnait un tant soit peu de manière moins arrogante et moins … cynique.

Emilie Lelouch s’exprime pour la première fois depuis sa sortie de prison, le 31 mars. Les "rares" bribes de regrets, dans la bouche de la seconde de l’association aux méthodes discutable de l’Arche de Zoé, c’est quand elle précise qu’elle « regrette qu’on ait donné beaucoup d’espoir à des gens et qu’on n’ait pas réussi à le tenir. Je regrette toute l’inquiétude qu’on a depuis six mois maintenant pour ces enfants parce que, aujourd’hui, on reste persuadé que ce sont des orphelins du Darfour. »

L’UNICEF dit pourtant le contraire, "ils ne sont pas orphelins", qu’importe l’UNICEF, la Croix Rouge Internationale et l’ HCR, c’est ainsi qu’elle les conteste : « Dans n’importe quelle autre situation, l’Unicef dit qu’il faut des mois et des mois quelle que soit la situation. Et là, en vingt-quatre heures, par magie, il y en a 103 qui sont identifiés. Magnifique ! Ils sont très, très forts, l’Unicef ». Son arrogance ne s’arrête pas là, lorsqu’elle s’exprime à propos d’une de celles qui fut sa collègue, la journaliste, embarqué dans l’histoire en dehors de son travail, puisqu’elle effectuait un congé humanitaire, pour le compte de l’ADZ, Marie-Agnès Peleran, elle balaye la vidéo du reportage d’une phrase : « un très bon montage, […] elle a fait de moi en deux minutes, une voleuse d’enfants ».

Et quand RFI lui demande : “Ça veut dire que Marie-Agnès Peleran a fait un documentaire à charge ?” Elle de répondre catégoriquement : « Oui, et je pense qu’elle a eu des pressions. Et je pense que tout le monde a fait des choses à charge parce qu’on bloque, on bloque : ce sont des Tchadiens et oh !, « les gros méchants blancs » sont arrivés. Et c’est très, très dommage. Ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. Et en plus de ça, encore une fois, on ne parle pas du Darfour, on ne parle pas de la responsabilité de la France dans le drame du Darfour. On ne dit pas par exemple… Ne serait-ce que poser la question : pourquoi est-ce que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU sont les plus grands marchands d’armes de la planète ? Mais à part ça, l’ONU a toujours autant de légitimité. »

Quand le journaliste de radio France Internationale, rappelle que Breteau, il y a une semaine avait affirmé que Bernard Kouchner était parfaitement au courant de l’opération, qu’il avait rencontré un assistant direct de Catherine Pégard, proche conseillère de Nicolas Sarkozy, et qu’il était même prévu que Cécilia Sarkozy et Rachida Dati soient là pour accueillir les enfants, et qu’on demande à Emilie Lelouch si elle possède les mêmes informations, elle rétorque du tac au tac : « J’ai surtout l’information qu’on a voulu poser un Boeing 757 en plein jour à cinquante mètres de l’armée française, et à part ça, c’est clandestin, personne ne le savait. Je vous laisse juste en tirer vos conclusions.  »

Reste enfin la question de l’argent, qui doit être payé en tant qu’amande aux familles tchadiennes, es-ce l’Etat qui va payer ? L’accusation qui émane de l’analyse de Mademoiselle Lelouch laisse dubitatif, tant par la forme que par le fond : « S’il n’y avait pas eu une solution, vous croyez que je serais là en train de vous parler ? La solution, elle est trouvée depuis longtemps. […] Il y a eu tranquillement une livraison d’armes de je ne sais combien de blindés et autres jolis joujoux de mort qui sont arrivés le 16 février au Tchad gratuitement. […] Arrêtez, on sait très bien que cette histoire, c’est juste une grosse histoire de sous. »

source: radinrue.com

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