Contacts à Tripoli entre le Tchad et les rebelles du RFC

Publié le par Hamid K.





Des délégations du gouvernement tchadien et du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), une des principales rébellions du Tchad, ont entamé lundi de nouvelles discussions de paix en Libye, a-t-on appris mardi de source rebelle.

 

"Nous avons commencé les contacts depuis hier (lundi), mais comme nous n'avons pas vu d'observateurs internationaux à l'ouverture des discussions, nous avons demandé une suspension", a déclaré à l'AFP un responsable de la délégation du RFC, Daby Hassane Guéro, joint au téléphone à Tripoli.

"Les discussions devraient reprendre aujourd'hui (mardi) et cet oubli devrait être rectifié", a-t-il ajouté.

Des représentants des autorités de N'Djamena et du RFC s'étaient rencontrés mi-mars dans l'est du Tchad.

Le groupe rebelle de Timan Erdimi avait émis quatre préalables à l'ouverture de négociations de paix: des pourparlers organisés à l'étranger en présence d'observateurs de l'Union africaine (UA) et de l'Union européenne (UE), l'indemnisation de tous les combattants du RFC, un partage du pouvoir et la convocation d'un "forum national" avec tous les acteurs de la crise tchadienne.

Selon Daby Hassane Guéro, la délégation gouvernementale "a accepté ces préalables, et c'est pour cela que nous sommes venus à Tripoli".

Le RFC faisait partie du front rebelle qui a failli renverser le président Idriss Deby Itno lors de l'attaque sur N'Djamena des 2 et 3 février. Ce groupe, essentiellement constitué de membres de l'ethnie zaghawa à laquelle appartient le chef de l'Etat, a toutefois depuis quitté la principale alliance des groupes armés pour faire cavalier seul.

Ces dernières semaines, plusieurs scissions et défections dans ses rangs ont miné le RFC, que certains observateurs estiment sur le point de rallier les autorités.

Joint par l'AFP, Timan Erdimi, le chef du RFC, a affirmé que les médiateurs libyens avaient "demandé des garanties à Deby car ils ne sont pas contents de parrainer des accords qui ne sont jamais appliqués".

Le RFC était l'une des quatre rébellions signataires, le 25 octobre 2007, de l'accord de paix de Syrte, en Libye, qui a volé en éclats un mois plus tard. Un seul de ces groupes, la Concorde nationale tchadienne (CNT) d'Hassan Saleh al-Djinédi, est depuis effectivement rentré dans le rang.

source: AFP

Publié dans Actualités

Commenter cet article