Youssouf Saleh Abbas "la plus belle fille" pour draguer les Ouaddaiens !

Publié le par Hamid K.








Fidèle à lui-même, Idriss Deby ne comprend aucun autre langage que celui des armes. Les partisans de la voie dite pacifique ou démocratique doivent patienter encore pour long temps. Après les événements de février dernier et la crise politique qui secoue actuellement le pays, tout le monde s’attend à une ouverture de Deby en direction de l’opposition intérieure et la société civile.

Malgré la capitulation de la CPDC la semaine dernière, Deby vient de nommer un des ses proches au poste de premier ministre. Ces ne sont pas les bourdonnements des hommes politiques qui empêchent Deby de dormir. Au contraire, c’est pour tenter de faire taire les détonations des obus, qui sont lancé  par les ouaddaiens de  la rébellion que Deby vient de nommer Youssouf Saleh Abbas chef de gouvernement. Il s’agit d’une nouvelle stratégie savamment orchestrée par le clan Deby,  pour tenter d’appâter les ouaddaiens, qui constituent aujourd’hui la plus grande composante ethnique de la rébellion.

Contrairement à l’apparence, l’engagement massif des ouaddaiens dans la rébellion représente le plus grand danger au régime. Les ouaddaiens sont les éléments le plus déterminés pour faire tomber Deby. La seule composante ethnique, qui ne cesse de grandir au sein de la rébellion, est celle des ouaddaiens. Le clan au pouvoir a bien intégré ce variable dans sa stratégie. Son objectif est de soustraire par tous les moyens ces véritables rebelles. Deby a épuisé tous les procédés habituels – propositions captivantes, promesses des grades et de l’argent - pour attirer les combattants ouaddaiens mais jusqu’à là, il n’a pas réussit. Mais Cette fois-ci le tyran sort le gros calibre, en nommant un originaire du Ouaddaï à la tête du gouvernement. Déjà, le fameux aphorisme, «  les N°2 du régime » entonne ce soir dans les rues de N’Djaména.

En attendant la composition définitive du gouvernement, c’est la seule leçon à retenir de cette nomination de Youssouf Saleh Abbas à la primature. Si au passage, la CPDC accepte de renter dans le nouveau gouvernement, c’est le gros lot ; c’est un exploit incroyable de Deby.

 

Abbas Birké

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