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Si j’étais Y.Saleh Abbas:Je dirais avec courage si M. Ibni Oumar Mahamat Saleh est encore vivant ou déjà mort......

Publié le par Hamid K.

Si j’étais Youssouf Saleh Abbas...

Par Ereck Dinar


Si étais Youssouf Saleh Abbas, ancien conseiller juridique de Deby. Que mes conseils fussent-ils vains ! Je savais pertinemment que le changement d’un Premier ministre ne pourra jamais résoudre les multiples crises soudano-tchadiennes et politico-militaro-socio- économiques du Tchad. Et pour être moins reprochable, je refuserais Niet la proposition de Deby de faire de moi son Premier ministre. Entre autres raisons:

  1. bâillonnement express de la presse privée indépendante;
  2. incapacité de faire la lumière sur la disparition mystérieuse de la figure emblématique de la CPDC, M. Ibni Oumar Mahamat Saleh;
  3. Non respect des accords au plan national et international;
  4. Refus catégorique d’accepter le dialogue inclusif regroupant tous les acteurs politiques, militaires et des organisations de la société civile…

Sachant qu’il n’y a pas de démocratie sans la presse, parties d’opposition, organisations de la société civile, débat contradictoire, justice et lois, politique socio-économique…

Et si enfin, au nom d’Allah le Miséricordieux, et en dépit de toute considération énumérée ci-haut d’accepter quand même être Premier ministre, je demanderais à Deby de me laisser assumer librement, intégralement, et seul la globalité des tâches qu’il m’a confiées; celles de nommer les membres de mon gouvernement selon les mérites qui les obligeraient à accomplir convenablement et honnêtement les services du peuple; ce peuple martyrisé et agonisé depuis plus de quatre décennies. Les gouverneurs, préfets, SG, sous-préfets, commandants de Brigade, commissaires de Police… seront nommés selon la spécialité et la compétence. Si je suis Youssouf Saleh Abbas, je mettrai un terme à la nomination selon un critère de clan, de tribu, de région, d’appartenance au parti au pouvoir… Je laisserais libre les mains du pouvoir judiciaire d’exécuter ses fonctions en toute souveraineté. Je ferais un ménage méticuleux, dans un bref délai dans l’armée, la police, la gendarmerie, les douanes… L’armée doit dare-dare devenir nationale. Le dysfonctionnement de l’administration publique sera indéniablement régler. Je dois plaider énergiquement auprès de Deby en faveur de la dépénalisation de la presse en d’éviter aux journalistes la prison. Je permettrais aux organisations des droits de l’homme de mener leurs activités en toute indépendance.

Ayant annoncé à la presse le 16 avril dernier que Ibni Oumar Mahamat Saleh est une personne qui m’est chère, je pèserais de tout mon poids en usant de toutes mes prérogatives pour arriver vaille que vaille à épargner la famille de celui-ci, ses compatriotes, la société civile et la communauté internationale de tout souci. Je dirais avec courage si M. Ibni Oumar Mahamat Saleh est encore vivant ou déjà mort.

Mon gouvernement étant une équipe que j’ai voulue d’action pas comme celle de ceux qui m’ont précédé, je mettrais la machine judiciaire en marche. Les détourneurs des dénies publics, brigands, voleurs, violeurs, etc. seront sévèrement punis. Car, sans la liberté de blâmer, il y a éloge flatteur, a dit Beaumarchais. Qu’on ne me parle plus d’intouchables et des hors-la-loi. J’arriverai à obtenir au gré de mes sacrifices un zéro sang versé par terre.

Avec l’argent du pétrole, je veillerai à ce qu’il soit bien gérer et je vais lancer comme au temps de Marshall des grands travaux tous azimuts: construction des écoles, campus universitaires, hôpitaux, dispensaires, centres de santé…, dans tout le pays. Ainsi, la création des emplois sera diversifiée pour réduire le chômage à un taux insignifiant. Chaque Tchadien mangera à sa faim; matin, midi et soir. Du 1er au 30, et de décembre à janvier.

Becs et ongles, je lutterais pour doter le Comité de mise en œuvre des accords du 13 août des moyens conséquents afin de lui permettre d’organiser dans un meilleur délai les élections en toute indépendance, libres et transparentes.

Si j’étais Youssouf Abbas Saleh, qui arriverait au succès de tous ces projets, je n’accepterais pas que Deby m’injurie devant sa femme ou me gifle à la joue ou me jette avec son cendrier comme il a l’habitude de le faire avec ceux qui m’ont précèdes.

Comme annoncé à la presse enfin, je m’investirais pour améliorer au quotidien les conditions de vie de tous les Tchadiens pour qu’il ait zéro détournement, zéro vol, zéro viol, zéro assassinat, zéro non scolarisé, zéro chômage, zéro non vêtu, zéro affamé, zéro grève, zéro rébellion…

Je vivrais bien, mes compatriotes aussi et Deby sera à l’aise. Deby n’arriverait jamais par ses traditionnelles astuces à me contraindre à avaler les couleuvres comme ceux qui m’ont précédés même s’il m’a dit que « J’ai fait assassiner Ibni, mais je vous donne le poste de PM, alors fermons la parenthèse Ibni ». Je brillerais pour la conquête de ma popularité. Et les autres Ouaddaïens seront d’accord avec moi.

Source : Tchadactuel

Publié dans Politique

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