La coalition(CPDC) d'opposition divisée sur l'entrée au gouvernement

Publié le par Hamid K.

Par  XINHUA

La formation d'un gouvernement ouvert à l'opposition, proposé par le nouveau Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas, divise depuis le week-end la Coalition des partis pour la défense de la constitution (CPDC, opposition), a rapportémardi la radio nationale camerounaise.

Lors d'une rencontre samedi avec le nouveau Premier ministre, la CPDC a donné son accord de principe à l'entrée au gouvernement, mais des voix dissonantes sont apparues, notamment de la part du Parti libéral et de la démocratie (PLD), le parti de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, disparu depuis début février.

Le représentant du PLD, ainsi que d'autres formations minoritaires sur les 20 partis que compte la CPDC, ont conditionné leur coopération avec le Premier ministre au dévoilement de la vérité sur la disparition d'Ibni Oumar.

Les responsables des partis favorables au boycott à l'appel du gouvernement ont rejeté la méthode de contacter individuellement les cadres de la coalition, adoptée par le parti au pouvoir. Il s'agit d'une méthode qui, à leurs yeux, tend à affaiblir la coalition.

De plus, le parti au pouvoir du Tchad ne propose que quatre portefeuilles ministériels à la coalition d'opposition, ce qui agace davantage le camp du non à la participation à ce gouvernement de large ouverture.

Par contre, le porte-parole de la coalition des partis pour la défense de la constitution, Hamid Mahamat Dailop, s'est déclaré prêt à rejoindre le futur gouvernement.

"Nous pourrons contribuer à l'évolution du Tchad qu'en refusant cette main tendue du pouvoir", a-t-il dit.

A la question sur le refus de certains partis à participer à ce gouvernement, Hamid Mahamat Dailop a répondu que "la CPDC travaillera avec la majorité".



Youssouf Saleh Abbas a été nommé le 17 avril dernier au poste de Premier ministre, par le président tchadien Idriss Deby Itno, pour former un gouvernement d'ouverture en direction des forces de l'opposition.

Youssouf Saleh Abbas a inscrit sur son agenda la mise en application des accords du 13 aout 2007 signés entre le pouvoir et l'opposition politique.Selon ces accords, le pouvoir et l'opposition doivent mettre en place des instruments pour réviser les listes électorales et créer une commission électorale indépendante.


Source: jeuneafrique.com
 

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