Un Français tué au Tchad

Publié le par Hamid K.

Par Nicolas MOSCOVICI
leJDD.fr

Pascal Marlinge, 49 ans, humanitaire français de l'association Save The Children, a été tué jeudi au Tchad. Selon les premières informations, la voiture à bord de laquelle il circulait avec quatre autres humanitaires, tous sains et saufs, a été stoppée par des hommes armés qui ont ouvert le feu. Bernard Kouchner a immédiatement condamné "un acte de barbarie ignoble".

Marié et père d'un enfant, Pascal Marlinge a perdu la vie ce jeudi au Tchad. Agé de 49 ans, cet humanitaire français, qui travaillait pour l'association britannique Save The Children, a été tué par des inconnus près de la frontière soudanaise. Selon les premiers éléments, fournis dans un communiqué par Save the Children, il se déplaçait dans la matinée avec quatre autres employés de l'organisation dans un convoi de trois voitures, entre les localités de Farchana et Hadjer Hadid. Des hommes armés auraient alors contraint leur véhicule à s'arrêter. Un ou plusieurs coups de feu ont été tirés, tuant Pascal Marlinge. Ses quatre collègues sont en revanche sains et saufs.

Une autre source, onusienne cette fois, a révélé à Reuters, sous couvert d'anonymat, que le convoi n'était pas encadré par une escorte de l'armée tchadienne. Elle a également livré un nouveau récit des faits, glaçant: "Selon mes informations, (les cinq humanitaires) ont été stoppés par deux hommes armés qui les ont fait sortir de leur véhicule et ont pris les clefs de voiture. Ils étaient debout, les mains en l'air, lorsque l'un des individus s'est dirigé vers Pascal et lui a tiré une balle dans la tête". Le corps de la victime, acheminé vers Abeche, doit désormais être transféré à N'Djamena, la capitale du pays.

Par voie de communiqué, Bernard Kouchner a immédiatement réagi à cette attaque. Le ministre des Affaires étrangères a dénoncé "un acte de barbarie ignoble", révélant que la victime avait été "sauvagement assassinée". Le chef de la diplomatie française a également réclamé aux autorités tchadiennes de "faire toute la lumière" sur ce drame. Quelle sera désormais la réaction de cette dernière? On se souvient que N'Djamena avait récemment été embarquée dans un bras de fer diplomatique avec Paris concernant le sort des six humanitaires de l'Arche de Zoé. Condamnés pour tentative d'enlèvement d'enfants, ces derniers avaient par la suite été graciés par le président Idriss Déby. Mais ce dossier avait refroidi les relations entre les deux pays.

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