Les Mbororo: Nouveaux parias! même le trés "humaniste" église catholique demande leur expulsion de la RDC.

Publié le par Hamid K.

RDC : Caritas invite Kinshasa à expulser les Mbororo du territoire national

Kinshasa, – (D.I.A.) – Caritas Bondo recommande au gouvernement de la République Démocratique du Congo, RDC, d’expulser les Mbororo du territoire national. Cette recommandation est contenue dans le récent rapport de mission effectuée dans le territoire d'Ango par cette structure caritative.

 

M. Georges Aluma, directeur de la Caritas Bondo, prie le gouvernement congolais de veiller à ce que " les militaires et policiers évitent à cette occasion de commettre des tracasseries qui  éloignent  la population des administrateurs". M. Georges Aluma s’est exprimé ainsi dans le sens du  plaidoyer mené par le réseau national Caritas de l’Eglise catholique qui mobilise déjà d’autres acteurs en faveur des populations du district du Bas-Uélé et une partie  du Haut-Uélé, tous deux dans la région septentrionale de la RDC où sévit le phénomène Mbororo. Ces groupes migrants venus du Tchad, de la République Centrafricaine et du Soudan ne cessent de gagner du terrain, créant de jour en jour une frustration grandissante au sein de la population locale. M. Aluma a souligné l’urgence de résoudre ce problème au risque d’assister à une situation de belligérance incontrôlable comme dans le Kivu. Il a énuméré quelques activités principales des éleveurs étrangers Mbororo : comme paître  leur troupeau qui prospère mieux que chez eux ou  extraire du miel qu’ils exportent également. "Des braconniers venant de la Lybie ont étés vus avec les envahisseurs", a signalé M. Aluma. 

 

 

 Des menaces aux plans sécuritaire, sanitaire et alimentaire

 

Sur le volet sécuritaire, le directeur de Caritas Bondo regrette que fortement armés, les Mbororos sèment la terreur parmi la population locale qu’ils dépassent en nombre. "Ils ont tué une dizaine des Congolais dans le territoire de Buye", dénonce le directeur de Caritas Bondo. "En conséquence, la population d'Ango n’habite plus le long de la grande route mais se réfugie dans les chefs-lieux des paroisses où l’on retrouve des agglomérations", a-t-il indiqué. Au plan sanitaire, ce responsable  déplore la recrudescence de la maladie du sommeil et d’autres maladies, car ces troupeaux drainent des milliers de mouches tsé-tsé. "Ces troupeaux s’abreuvent sur la même eau qu’utilisent les villageois, occasionnant de fois le manque d’eau surtout à la saison sèche", note M. Aluma. 

 

 


L’insécurité alimentaire est vécue comme un nouveau désagrément. L’assèchement  des points d’eau a tué des poissons en cascade et affecté l’écosystème du milieu. Les espaces cultivables occupés par les Mbororo empêchent l’activité agricole. Des troupeaux de passage  dévastent les champs. "Les villageois n’ont aucun mot à dire", a dénoncé le directeur de Caritas Bondo. Et d'ajouter : "Dans les localités isolées, les Mbororo obligent la population à leur vendre la récolte emmagasinée qu’ils achètent au prix de leur gré. Pour obliger la population locale à dépendre de la viande de leurs vaches, ils éliminent  systématiquement tous les gibiers (destruction de la faune sauvage) et ne tolèrent pas l’activité des chasseurs dans la savane. Une population au pouvoir d’achat très faible est en danger de carence en protéine animale.

 

Les Mbororo appartiennent au groupe des Fulbes, l’une des plus importantes ethnies d’Afrique occidentale. Ils vivent dans au moins 18 Etats africains dont le Nigeria, le Niger, la Guinée, le Sénégal, le Mali, la Mauritanie et le Cameroun. Quelques quatre mille d'entre eux se sont installés au Nord de la RDC depuis quatre ans.


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