Le corps de Pascal Marlinge, tué au Tchad, rapatrié en France

Publié le par Hamid K.



AEROPORT DE ROISSY (AFP) — La dépouille de Pascal Marlinge, le Français travaillant pour l'association humanitaire Save the Children tué jeudi dans l'est du Tchad, est arrivée dimanche matin à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Une cérémonie, fermée à la presse à la demande de sa famille, a eu lieu devant le cercueil au pavillon d'honneur de l'aéroport, en présence de membres de sa famille, de membres de son organisation et de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade.

Mme Yade, visiblement émue, a déclaré à sa sortie qu'elle était venue, au nom du gouvernement, "rendre un ultime hommage à Pascal Marlinge, dont l'engagement au service des autres était un principe de vie".

La secrétaire d'Etat a également souligné la présence de l'ambassadeur du Tchad en France, Moukhtar Wawa Dahab, qui, a-t-elle rapporté, s'est "engagé, au nom de son pays, à ce que l'enquête se déroule" sur cet "acte odieux".

Le corps devrait ensuite être transféré à Seilhac (Corrèze), un village à une quinzaine de kilomètres au nord de Tulle où Pascal Marlinge vivait avec son épouse Isabelle et ses deux filles, âgées de 16 et 25 ans.

Pascal Marlinge, 49 ans, a été tué jeudi "par un groupe d'hommes armés" alors qu'il "se trouvait dans un convoi de trois voitures, avec un chauffeur de Save the Children et deux véhicules d'une autre agence humanitaire", a indiqué cette organisation non-gouvernementale (ONG), basée à Londres.

Le convoi reliait Farchana à Adre (extrême est du Tchad), près de la frontière soudanaise, dans un secteur très instable, voisin du Darfour en proie à une guerre civile et où sont installés de nombreux camps de réfugiés.

Les organisations internationales et humanitaires travaillant au Tchad sont régulièrement victimes de "coupeurs de routes", des bandits qui cherchent à s'emparer de leurs véhicules tout-terrain.

Les agences onusiennes et les organisations non gouvernementales avaient suspendu vendredi et samedi leurs "activités humanitaires" au Tchad afin "de protester contre la détérioration de la sécurité" dans l'est du pays après cet assassinat.

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