USA 2008 : Obama a pris une solide option dans la course à l'investiture démocrate

Publié le par Hamid K.


RALEIGH (AFP) - La fin de la route était en vue mercredi dans la longue course à l'investiture démocrate, Barack Obama ayant pris une solide option pour être celui qui affrontera le républicain John McCain lors de la présidentielle de novembre.

"Elle est cuite", titrait cruellement mercredi le New York Post au lendemain de la sévère défaite (14 points) de Hillary Clinton en Caroline du Nord (sud-est) et de sa victoire étriquée (2 points) dans l'Indiana (nord).

La Caroline du Nord était le dernier grand Etat en jeu dans le processus de l'investiture démocrate. Il ne reste que six consultations d'ici le 3 juin dont une primaire mardi en Virginie occidentale (est).

Mais malgré l'avance de Barack Obama, Mme Clinton, connue pour sa ténacité, ne veut pas renoncer. Elle était attendue en fin de matinée à Shepherdstown, en Virginie occidentale. M. Obama quant à lui a rejoint son fief de Chicago et devait passer la journée de mercredi en conclave avec ses conseillers.

Il n'est pourtant pas sûr que Hillary Clinton ait encore les moyens de ses ambitions. Après avoir consenti en février un prêt sur ses fonds personnels de 5 millions de dollars, elle a dû de nouveau mettre la main à la poche en avril à hauteur de 6,4 millions de dollars pour maintenir à flot sa campagne, a indiqué mercredi son équipe.

Selon le site indépendant RealClearPolitics, M. Obama compte aujourd'hui 1.842 délégués et Mme Clinton 1.692. Il faut 2.025 délégués pour obtenir l'investiture.

L'Etat le plus convoité est désormais l'Oregon (ouest) où une primaire est prévue le 20 mai et qui attribuera 52 délégués.

Le directeur de campagne du camp Obama, David Plouffe, a envoyé un argumentaire aux "super délégués", élus et cadres du parti encore indécis, dont le choix sera décisif lors de la Convention démocrate de Denver fin août.

M. Plouffe explique que Mme Clinton devrait remporter au moins 68% des délégués, un scénario improbable, pour espérer revenir au niveau de M. Obama. Il a mis en garde contre des manoeuvres du camp Clinton affirmant qu'elles "ne seront pas considérées comme légitimes par cette campagne ou par les millions de gens, de militants et de donateurs qui soutiennent cette campagne".

Le responsable de la campagne de M. Obama faisait allusion à la volonté du camp Clinton de prendre en considération les résultats des primaires démocrates du Michigan et de Floride pour le décompte des délégués.

Ces primaires ont été remportées par Mme Clinton mais ont été invalidées par la direction du parti démocrate en raison d'un différend avec les instances locales du parti sur leur date d'organisation. Tous les candidats y compris Mme Clinton avaient accepté cette règle. Le nom de M. Obama n'apparaissait pas sur les bulletins de vote du Michigan.

Mais Mme Clinton a changé d'avis. Elle a affirmé mardi qu'il ne fallait pas obtenir au moins 2.025 délégués pour remporter l'investiture mais 2.209. Une réunion du parti démocrate doit avoir lieu à ce sujet fin mai à Washington.

"Nous savons qui sera le candidat démocrate, et personne ne peut le contester", a affirmé Tim Russert, un journaliste politique vedette de la chaîne NBC. Son confrère de la chaîne ABC George Stephanopoulos a estimé de son côté que de nombreux "super délégués" allaient incessamment apporter leur soutien à Barack Obama "par groupe de trois, quatre, cinq à la fois et la course à l'investiture va être bouclée".

La plupart des médias américains notaient que le discours de M. Obama mardi soir à Raleigh avait les accents du discours prononcé en général par un candidat après avoir reçu l'investiture. M. Obama a défendu "l'Amérique qu'il aime" et plaidé pour l'unité des démocrates et au-delà de tous les Américains.

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