La recrudescence de violence au Tchad dans les milieux scolaires

Publié le par Hamid K.

TCHAD : INSECURITE EN MILIEU SCOLAIRE


Au Tchad, les phénomènes de violence au sein des établissements scolaires et à leurs abords immédiats sont très fréquents depuis l’avènement de MPS en 1990. Cette agressivité s'exprime sous des formes multiples: violences verbales, violences physiques, intrusions, ports d'armes ou objets dangereux. Mais le cas perpétuel est surtout l’agression avec une arme.

 

 

Après les fâcheux événements de Moundou, à la fin du mois passé, qui ont occasionné la mort de quelques élèves et plusieurs blessés ainsi que toutes sortes de dégâts collatéraux, une bataille rangée d’une rare violence aurait éclaté à N’djamena ce mercredi 07 mai 2008, entre deux groupes de jeunes élèves du lycée de la Liberté.

En effet, des élèves armés dont les parents sont proches du régime ont attaqué un groupe d’élèves, majoritairement Goranes, dont les parents sont soupçonnés appartenir à la rébellion. Il en aurait résulté plusieurs blessés.

Selon les dernières nouvelles, cette bagarre entre élèves, s’est à la fois durcie et étendue vers d’autres établissements ( le lycée Thilam-Thilam, lycée Sultan et lycée Fidélité) et qui dégénère en violence armée.

Le gouvernement impopulaire de N’Djamena a utilisé de gros moyens pour rétablir l’ordre : la gendarmerie, la police, les éléments de la garde rapprochée de la présidence et la fameuse police politique (ANS). Toutes ces forces nécessitent-elles pour simplement neutraliser des élèves? Pour les tchadiens, Deby est spécialiste pour ce genre de récupération politique afin de traquer des paisibles citoyens.

Au cours de cette intervention, les ‘’forces de l’ordre’’ ont arrêté vingt élèves, et selon des témoins, ils ont été transférés au commissariat central et puis incarcérés à la prison des renseignements généraux.

Comme si l’agression de simples élèves par des bandes armés en plein ville, avec pour intention manifeste d’attenter à leurs vies, ne suffisait pas les ‘’forces de l’ordre’’ ont intervenu pour finir par coffrer exclusivement les victimes, rejetons de supposés rebelles.

Face à l’escalade de ces violences en milieu scolaire, la communauté internationale et surtout les organisations de défense de droit de l’homme doivent condamner énergiquement le gouvernement fantoche du tyran Deby et lui demander la libération immédiate des élèves arrêtés à Moundou et N’Djaména.


La Rédaction Tchadvision

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