USA 2008 : Nouveaux soutiens de poids pour Obama

Publié le par Hamid K.


WASHINGTON - AP - Neuf super-délégués supplémentaires se sont rangés vendredi du côté de

 

Barack Obama, dont l'un qui soutenait auparavant sa rivale Hillary Clinton. Le sénateur de l'Illinois, qui brigue l'investiture du parti démocrate pour tenter de devenir le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis, a gagné nombre de nouveaux soutiens ces derniers jours.

Les quelques 800 "super-délégués", des élus et notables du parti de l'âne qui peuvent voter pour le candidat de leur choix sans être tenus par les résultats des primaires dans leur Etat, seront sans doute appelés à décider de l'issue du duel entre Hillary Clinton et Barack Obama. Aucun des deux prétendants ne semble en effet pouvoir décrocher les 2.025 délégués requis pour être assurés de l'investiture lors de la convention du parti de l'âne en août.

Dans la dernière ligne droite de la course à l'investiture, les deux candidats sont lancés dans une opération de séduction des "super-délégués". Fort de son avance en terme de délégués, Barack Obama se présente comme le candidat inévitable, tandis qu'Hillary Clinton essaie de limiter les défections et convaincre que sa candidature a encore des chances.

Après ses bons résultats dans les primaires de cette semaine -une large victoire en Caroline du Nord et une courte défaite dans l'Indiana- Barack Obama semblait connaître plus de succès que sa rivale. Avec les nouveaux ralliements, il est désormais quasiment à égalité avec Hillary Clinton, avec 271 super-délégués qui se sont prononcés en sa faveur contre 271,5 pour la sénatrice de New York.

Donald Payne, élu du New Jersey à la Chambre des Représentants, qui a annoncé son ralliement vendredi, fait partie des dix super-délégués au moins qui soutenaient Hillary Clinton avant de changer pour Barack Obama. A l'inverse, aucun super-délégué n'a publiquement abandonné le sénateur de l'Illinois pour soutenir son adversaire.

En terme de délégués, Barack Obama n'est plus qu'à 165,5 délégués de l'investiture, avec 1.859,5 délégués contre 1.697 pour Hillary Clinton.

Par ailleurs, le plus grand syndicat de fonctionnaires gouvernementaux américains lui a apporté vendredi un soutien de poids. Le président de la Fédération américaine des employés du gouvernement (AFGE), John Gage, a annoncé que son organisation et lui-même, en tant que super-délégué, se rangeaient au côté du sénateur noir de l'Illinois. L'AFGE représente 600.000 employés au gouvernement fédéral et dans celui du gouvernement du district de Columbia.

Enfin, l'ancien candidat à l'investiture démocrate John Edwards, s'il a refusé d'apporter publiquement son soutien à l'un ou l'autre candidat, n'a pas caché vendredi dans une interview sur NBC vendredi qu'il pensait que Barack Obama avait plus de chances de battre John McCain lors de la présidentielle de novembre.

"Je pense qu'en ce moment, John McCain a une meilleure chance, parce qu'il semble qu'il sera le candidat" démocrate. "Je crois que ce qu'il apporte est la capacité, premièrement, à rassembler le parti démocrate, deuxièmement à apporter de nouveaux électeurs, à faire venir des gens qui n'ont pas été impliqués dans la procédure depuis longtemps et à susciter l'enthousiasme des gens pour ce changement".

 

 

    Une entente entre Obama et Clinton ?


Barack Obama et Hillary Clinton sont peut-être en train de négocier, par l’entremise d’émissaires, une
entente afin de mettre un terme à la course à l’investiture démocrate. La sénatrice de New York demanderait trois choses en retour de son retrait : qu’on l’aide à acquitter les dettes de sa campagne; qu’on lui assure un rôle majeur à l’occasion de la convention démocrate de Denver; et qu’on lui permette de parrainer au Sénat une réforme du système de santé qui aurait l’appui du président Obama.

 

P.S. : Obama n’a pas exclu aujourd’hui la possibilité d’aider sa rivale à éponger le déficit financier de sa campagne, selon cet article.

 

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