Le Tchad montré du doigt

Publié le par Hamid K.


 




Photo: AFP/STUART PRICE

Un jeune combattant du Mouvement pour la justice et l'égalité





Radio-Canada.Ca  --- Khartoum accuse les dirigeants tchadiens d'avoir soutenu samedi une attaque des rebelles islamistes du Mouvement pour la justice et l'égalité dans la ville d'Omdurman, la ville jumelle de Khartoum.

Des combats se sont engagés dans la capitale entre les forces gouvernementales et les rebelles du Darfour où un couvre-feu a été imposé indéfiniment.
Le président el-Béchir a pris la parole brièvement à la télévision d'État soudanaise. Il avait enfilé son uniforme militaire pour l'occasion, rapporte le journal anglophone indépendant Sudan Tribune. Le chef de l'État « se réserve le droit » de répliquer à l'attaque, ajoute le quotidien.

Sur le site Internet de l'agence de presse officielle soudanaise SUNA, on peut lire: « El-Béchir annonce la rupture des relations avec le Tchad ».

Des centaines de rebelles du Darfour se sont affrontés avec les forces de sécurité soudanaises dans les faubourgs de Khartoum. C'est la première fois que les insurgés s'approchent aussi près de la capitale, à des milliers de kilomètres de leur secteur d'opérations habituel.

La guerre dans cette région de l'ouest du Soudan a fait plus de 200 000 morts et 2,5 millions de déplacés depuis le début 2003 et nombre d'atrocités sont imputées aux milices Janjawid alliées au gouvernement.

Le Tchad de son côté accuse Khartoum d'armer les rebelles qui ont tenté de s'emparer de N'Djamena en février dernier. Les deux pays avaient signé un accord de paix en mars dernier, s'engageant à empêcher des groupes armés d'opérer sur leurs frontières

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