Tchad: IL EST INTERDIT D'ECOUTER LA MUSIQUE (fananine) SOUDANAISE EN TOUTE CIRCONSTANCE

Publié le par Hamid K.

TCHAD: COMPTE RENDU DU CONSEIL EXTRAORDINAIREDES MINISTRES

Le conseil extraordinaire des ministres s’est réuni le lundi 12 Mai 2008 sous la présidence de son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat.

Un seul point était inscrit à l’ordre du jour : communication relative à la rupture unilatérale des relations diplomatiques entre le Tchad et le Soudan.

Le Gouvernement a pris acte de la décision du Soudan. Le Gouvernement a été informé des dispositions prises pour le rapatriement des diplomates tchadiens en poste  à Khartoum et pour sécuriser les locaux de l’ambassade du Soudan au Tchad. Le Gouvernement de la République du Tchad a choisi la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et socialiste pour représenter les intérêts du Tchad au Soudan. Le Gouvernement réitère sa condamnation de la mise à sac de l’ambassade du Tchad à Khartoum par les services de sécurité soudanais, en violation des principes diplomatiques internationaux.

Le Soudan ayant unilatéralement rompu les relations diplomatiques, le Gouvernement tchadien se doit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de son territoire et de ses citoyens, protéger ses intérêts économiques et culturels et se mettre à l’abri de toute surprise.

Faisant la genèse de la politique de déstabilisation que le régime de Khartoum mène contre le Tchad depuis des années ; le Gouvernement rappelle qu’il s’est toujours montré respectueux des règles de bon voisinage et des principes diplomatiques et a toujours chercher les voies susceptibles d’améliorer les relations entre les deux pays. Le Gouvernement souligne que les évènements que les autorités de Khartoum prennent comme alibi pour cette rupture ne concernent en rien le Tchad : il s’agit d’affrontements entre l’armée gouvernementale et des rebelles soudanais. Le Tchad ne saurait servir de bouc émissaire ; il doit s’organiser et faire preuve de prévoyance. Il ne s’agit pas de décisions temporaires et superficielles mais de mesures structurelles durables.

Dans le domaine culturel, le Gouvernement décide de bannir la musique soudanaise non seulement sur les antennes des médias publics et privés mais également dans le commerce et en toute circonstance. Le Gouvernement demande aux médias publics et privés de promouvoir la musique tchadienne dans toute sa diversité.

Dans le domaine sécuritaire, le Gouvernement décide de la fermeture hermétique de la frontière afin d’éviter toute infiltration et tout trafic suspect. Cette mesure s’appliquera à tous y compris aux éleveurs transhumants qui doivent évoluer strictement en territoire   national sans franchir la frontière avec le Soudan. La fermeture de la frontière implique l’exclusion de tout individuel ou groupe  avec tout officiel soudanais.

Pour mieux sécuriser les documents nationaux de voyage et d’identité, le Gouvernement décide de prendre des mesures conservatoires concernant la fabrication et l’attribution de ces documents.

Dans le domaine économique, le Gouvernement décide du gel des activités de la Banque Agricole Commerciale au Tchad ainsi que l’interdiction des transactions financières entre le Tchad et le Soudan. Le Gouvernement décide d’interdire l’exportation du bétail sur pied et de tout produit national via le Soudan, ainsi que l’importation de marchandises fabriqués ou transitant par le Soudan.

Dans le domaine du transport, le Gouvernement décide d’interdire l’atterrissage au Tchad des avions de la compagnie aérienne soudanaise et l’exploitation de liaisons commerciales par cette compagnie.

Le Gouvernement de la République du Tchad invite les citoyens à redoubler de vigilance face aux menées déstabilisatrices du Soudan et lance un appel à ceux qui se sont  mis au service du régime de Khartoum de se libérer de l’instrumentalisation dont ils sont l’objet.

Le Gouvernement félicite les citoyens tchadiens de leur calme et les encourage à garder  la même attitude d’hospitalité envers la communauté soudanaise vivant au Tchad.

Le Gouvernement se réserve enfin  le droit d’examiner et de prendre toute autre mesure susceptible d’assurer la sécurité, l’indépendance et la quiétude du Tchad et des citoyens tchadiens.

 

Fait à N’Djamena, le 12 Mai 2008

Le ministre de la Communication

Porte –parole du Gouvernement

      MAHAMAT HISSENE






NDLR :   Si vous êtes contre cette absurdité cliquer ici









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tchachadi hourri 13/05/2008 18:29

c'est bien fait. bravo deby. tous les soudainais doivent être epulsé mani militari et leurs collabos de nourri et adouma doivent être arrêtés, jugé et exécutés sur la place publique. surtout nouri

tachadi 13/05/2008 18:26

Bravo DEBY! Les soudanais doivent être expulsé mani milatari du tchad. Et leurs collabo nouri, adouma, soubiane doivent être arrêtés jugés et exécutés en place public. Les traîtres ne méritent pas de vivre. surtout nouri. Il faut faire tout pour l'arrêter et l'exécuter.