Transsaharienne : Vers l'autoroute de Sahara

Publié le par Hamid K.

Les voies du partenariat et de l’économie

Le projet se trouve aujourd’hui au coeur du Nepad avec l’engagement des pouvoirs publics africains des pays concernés comme gage de bonne volonté.

Alger abrite, depuis hier et jusqu’à aujourd’hui, la 49e session du Comité de liaison de la route Transsaharienne (Clrt). C’est le ministre des Travaux Publics, Amar Ghoul, qui a présidé hier la séance d’ouverture officielle de cette réunion. Les travaux se poursuivent à l’hôtel El-Aurassi avec la participation des pays membres du comité. Il s’agit des représentants du Mali, Niger, Tunisie, Tchad et Nigeria. Les participants, qui se réunissent tous les six mois, sont en train d’élaborer un plan évaluatif sur les travaux réalisés jusque-là. Côté algérien, le ministre a souligné que «notre pays a beaucoup avancé dans la réalisation de son tronçon». Amar Ghoul a affirmé en outre, que «le projet qui était un rêve au début, se concrétisera très prochainement». Sur le territoire national, il reste entre Tamanrasset et In Guezzam environ 175km à parachever sur l’ensemble des 415km que compte ce tronçon qui sera réceptionné vers la fin de l’année en cours. Amar Ghoul a réitéré que l’Algérie «est doublement engagée pour la finalisation de ce projet afin de construire dans la région une route de stabilité, de paix et de développement». Selon le ministre, ce projet constitue un grand axe du programme du Nepad, dans lequel l’Algérie est engagée à travers les initiatives du président de la République Abdelaziz Bouteflika. «Le Nepad est au coeur des préoccupations de l’Afrique. Et la Transsaharienne est au coeur du Nepad», a indiqué le ministre.
Par la même occasion, une convention-cadre a été signée entre le Clrt et un groupement d’études algéro-koweïtien. Cette convention porte essentiellement sur les possibilités de mettre en place une étude et un plan dont la finalité est de promouvoir les échanges commerciaux entre l’Algérie et les pays africains dans le cadre de la Transsaharienne. Cette étude a été financée par la Banque arabe du développement économique, laquelle a «offert» un don de 400.000 dollars. A propos de cette convention, le ministre souligne qu’«on cherche, également à travers la Transsaharienne, à mettre en place une véritable politique de coopération, de partenariat et d’échanges entre l’Algérie et les pays voisins africains».
Et d’ajouter: «On privilégie une coopération Sud-Sud, sans compromettre les relations de l’Algérie avec les pays de l’UMA.» Le ministre a aussi profité pour annoncer, dans le même cadre, que l’Algérie réalise une autoroute Nord-Sud dont les travaux ont atteint un stade très avancé. Selon le ministre, les travaux donnent entière satisfaction: «On aura une autoroute Nord-Sud qui relie Alger jusqu’à Ghardaïa en passant par Médéa, Djelfa et Laghouat. Prochainement, cette autoroute touchera d’autres wilayas jusqu’à Tamanrasset. Elle sera raccordée au projet du siècle, à savoir l’autoroute Est-Ouest.»
A noter que l’Algérie a consacré une enveloppe d’environ un million de dollars pour la réhabilitation, le renforcement et le développement de son tronçon. Sur l’ensemble des 3400km, l’Algérie a revêtu en bitume environ 2840km.

Tahar FATTANI

Source : lexpressiondz.com

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