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Deby aurait supplié Bongo de signaler à Wade de dire à Sarkozy de convaincre Kadhafi de transmettre à Moubarak de persuader El Béchir de calmer ses nerfs

Publié le par Hamid K.

Les Brèves de N’djamena : Panique au Palais
Par Beremadji Félix / Tchadactuel


Deby s’est amusé avec le feu et il s’est brulé les doits. Il escomptait deux retombées majeures du raide de son poulain sur Khartoum. Faire tomber le régime soudanais et couper l’herbe sous les pieds des rebelles tchadiens. Mais les surprises sont de taille et nombreuses. Première surprise : le soulèvement populaire attendu n’a pas eu lieu, c’est tout le contraire qui s’est produit, la population s’est dressée contre les agresseurs. Deuxième surprise, l’étendue de la défaite et les très nombreuses preuves de l’implication de Deby : badges d’accès à la présidence, passeports tchadiens, cartes d’identité nationale et cartes de la garde présidentielle, etc., sur les morts et les prisonniers.

Troisième surprise, l’unanimité et la virulence de la condamnation internationale. Les USA, ONU, l’UA, UE etc., ont tous condamné et parlé carrément de l’agression. Ce mot n’a pas du tout été utilisé pour le cas du Tchad. Quant aux membres de la Ligue arabe, tous se sont précipités chez le Président soudanais pour lui marquer le soutien moral et matériel. Même Kadhafi dont les services des renseignements sont directement impliqués, a exprimé son appui sans faille face à l’agression dont le soudan a été victime. Seule la voix de la France semble inaudible. La France dont ses éléments (Eufor) ont apporté un appui logistique indéniable au MJE, surtout en communication et renseignements, semble être fortement gênée et garde un silence complice.

Du coup Deby réalise l’étendue de son gave et panique ; il cherche les coupables, or il n’y en a pas. Le dossier MJE est un dossier familial, aucun membre du gouvernement n’est au courant de ce qui se passe avec les rebelles du Darfour, alors que d’importants moyens de l’Etat sont mis à sa disposition. La présente opération a été du début jusqu’à la fin gérée, depuis Biltine et Bahaï, par Timan Deby qui rendait quotidiennement compte de l’état d’avancement à son frère. Sous prétexte de visite de courtoisie au Sultan, les officiers des renseignements français (Eufor et Epervier) rendaient assidument visite à Timan et ont des longs entretiens avec lui. Ainsi donc, quand le PM et son Ministre des affaires étrangères, gesticulent, ils parlent d’une affaire dont ils ne sont absolument au courant de rien.

Selon les témoins, Deby est plus paniqué qu’au moment du siège de Ndjamena par les rebelles. Il passe tout son temps à appeler ses paires africains à certains desquels il refusait de prendre le téléphone. Finalement, quelqu’un l’a conseillé d’aller voir le vieux Bongo, qualifié par Deby, pas si longtemps « le vieux bambou (au lieu de Bantou) de la forêt équatoriale ». Deby aurait supplié le Vieux de signaler à Wade de dire à Sarkozy de convaincre Kadhafi de transmettre à Moubarak de persuader El Béchir de calmer ses nerfs et chercher la voie de la réconciliation.

Beremadji Félix
N’djamena

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