USA 2008 : Fin de la course en vue pour Barack Obama et Hillary Clinton

Publié le par Hamid K.

Par Alain JEAN-ROBERT

WASHINGTON (AFP) - Le prétendant démocrate à la Maison Blanche Barack Obama compte sur une primaire organisée mardi dans l'Oregon (nord-ouest) pour prendre un avantage irréversible sur Hillary Clinton, favorite le même jour dans le Kentucky (centre-est) et qui refuse toujours de s'avouer vaincue.

Selon un sondage publié lundi par l'université de Suffolk, Mme Clinton est créditée d'une avance de 26 points dans le Kentucky (51% contre 25% pour M. Obama) tandis que le sénateur de l'Illinois n'a que quatre points d'avance dans l'Oregon (45% contre 41%).

Lundi, M. Obama a reçu le soutien de deux nouvelles personnalités: le milliardaire Warren Buffett, qui est à 77 ans l'homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes, et le doyen du Sénat américain Robert Byrd (Virginie-Occidentale), une figure du parti démocrate.

"Il y a 0% de chance" que Mme Clinton quitte la course mardi soir, a assuré lundi un de ses principaux conseillers Howard Wolfson. "Il est absolument prématuré pour le sénateur Obama de se présenter comme le candidat démocrate", a-t-il dit, concédant toutefois que si M. Obama devenait le candidat démocrate "nous serions évidemment derrière lui".

Les derniers bureaux de vote fermeront à 23H00 GMT dans le Kentucky et à 03H00 GMT mercredi dans l'Oregon.

M. Obama a attiré 75.000 personnes dimanche lors d'une réunion publique dans l'Oregon. Jamais depuis le début de la campagne, il n'avait rassemblé autant de personnes au cours d'un meeting.

M. Obama espère engranger suffisamment de délégués mardi pour obtenir la majorité absolue des délégués simples, soit 1.627. Selon le site indépendant RealClearPolitics (RCP), M. Obama compte actuellement 1.602 délégués simples contre 1.443 pour Mme Clinton.

Le système de désignation du candidat démocrate à la présidentielle est complexe. Pour obtenir l'investiture, un candidat doit recueillir le soutien d'au moins 2.025 délégués, soit la majorité des 4.049 délégués qui siègeront à la Convention, fin août dans le Colorado.

Mais tous ces délégués ne se ressemblent pas. Il y a 3.253 délégués simples, désignés lors des primaires et "caucus" (assemblées d'électeurs). Ces délégués sont obligés de voter pour le candidat qu'ils représenteront à la Convention. Il y a aussi 796 "super délégués", des élus démocrates du Congrès, gouverneurs, anciens présidents et vice-présidents, syndicalistes, cadres du parti, qui eux sont libres de leur choix. Pour le moment, RCP attribue 298 "super délégués" à M. Obama et 275 à Mme Clinton.

51 délégués, attribués à la proportionnelle, sont en jeu dans le Kentucky et 52 dans l'Oregon. Il ne restera que trois primaires après ces consultations.

Le candidat républicain John McCain continue quant à lui de se débattre avec son entourage compromis dans des affaires de lobbying. Tom Loeffler, co-président de la campagne de financement de M. McCain, a dû démissionner après que la presse eut révélé que la société qu'il dirigeait comptait parmi ses clients plusieurs pays étrangers, dont l'Arabie saoudite.

M. Loeffler est le cinquième membre de l'équipe de M. McCain a être contraint à la démission.

Son principal conseiller politique, Charlie Black, est également sous le feu des critiques pour avoir dirigé une société de lobbying qui, selon l'organisation de gauche MoveOn.org, a eu pour clients "les pires tyrans du monde". Et le Wall Street Journal a indiqué la semaine dernière que Rick Davis, directeur de la campagne du candidat républicain, co-dirige une société qui a fait du lobbying pour un parti politique ukrainien pro-russe.

Selon le site indépendant Campaign Money Wath, 112 lobbyistes travaillent bénévolement ou non dans le camp McCain. Le sénateur de l'Arizona dénonce depuis longtemps l'influence des lobbyistes à Washington.

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