"Les dirigeants en rébellion sont légitimes comme l'est Deby pour ceux qui travaillent pour son maintien"

Publié le par Hamid K.

Je tiens à commencer par ceci : si Joe Al Kongarena était dans la capitale, il n’aurait jamais pu rédiger et publier ce brillant article. On doit  se l’admettre ce raisonnement est plus qu’humaniste et pacifiste et c’est ce que le Tchad aurait mérité comme manifestation d’avis politique et sociétal.

Mais la réalité est toute autre pour ce pays meurtri et en lambeau depuis sa colonisation. On ne peut s exprimer de la sorte au Tchad car bien que les méninges des tchadiens sont à même de tenir ce genre de raisonnement, le pouvoir politique en a la sienne. Assassinats, viols, brimades, humiliations, dépravations morales, « prostitutions politiques », bref un dialogue Kafkaïen.

On est en droit de questionner le socle de la légitimité de la résistance tchadienne. On est en droit de douter de la probité des leaders des mouvements politico-militaires. Mais tout d’abord qu’est ce que la légitimité ? Selon wikipédia,  la légitimité « est la qualité de ce qui est fondé en droit, en justice, ou en équité (définition du Petit Larousse). La légitimité repose sur une autorité qui est fondée sur des bases juridiques ou sur des bases éthiques ou morales, et permet de recevoir le consentement des membres d'un groupe. La légitimité est donc un peu différente de la légalité . »

Les leaders en rébellion sont légitimes pour leurs troupes et leurs sympathisants et ils ne peuvent l’être pour tous les tchadiens sinon ce serait une première mondiale et sera enregistrer dans les annales de la science politique et du droit constitutionnel. Ils le sont comme Idriss l’est pour les tchadiens qui le soutiennent et travaillent pour son maintien.

Le problème au Tchad est celui de la pratique et de l’exercice du pouvoir d’une part et celui de sa transition de ce pouvoir d’autre part. Dans la pratique et l’exercice de ce que j’appelle la Malédiction tchadienne, bien que je ne suis pas fataliste, comment voulez-vous qu’un militaire-combattant puisse avoir une idée de ce qu’est un Etat encore moins de le gérer ? Ces messieurs-seigneurs de guerre qui prennent le pouvoir par leurs dents et qui prennent goût ne peuvent le lâcher. 

Se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple est illégitime mais peut être légal et c’est la faille utilisée par le bourreau des tchadiens aux yeux de la communauté internationale par l’amendement constitutionnel octroyé par le pseudo-parlement tchadien rempli de prostitués politiques de passade.

S’il y avait un moyen de transmettre le pouvoir au Tchad après un mandat ou deux ou même trois si c’est des quinquennats, ce seraient tous les tchadiens qui combattraient le fléaux de la guerre : IL N’Y A PAS DE PEUPLE QUI FASSE DE GUERRE PAR PLAISIR.

Où sont Laouken Bardé, Abbas Koti ; Dr Alharis Bachar, Youssouf Togoimi, Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh et j’en passe tellement la liste est longue et macabre : il ne peut y avoir de dialogue avec des assassins. Si des hommes sont au maquis actuellement, et c’est le cas de la majorité d’entre eux, en tout cas en vertu de la présomption d’innocence, et en guerre pour sortir le peuple tchadien de cette inhumaine tragédie : C’est leur thèse et on les croit sur parole jusqu’à l’échéance c’est le seul espoir actuellement pour les tchadiens.

Il est de ces hommes qui n’acceptent et n’accepteraient jamais qu’on les gouverne de force. Oui, nous tchadiens n’accepterons jamais cela et nous feront cette guerre jusqu’à la libération du Tchad de cette calamité qui a réduit le Tchad à un vulgaire territoire-laboratoire des théories les plus ahurissantes. Que de malheurs, de souffrance, de massacre de masses, d’humiliations.  Les nations développées et celles dites civilisées n’ont pas eu de cadeau : elles ont fait leur guerre pour atteindre ce degré de dignité humaine et c’est le combat de la révolte tchadienne. Ou bien c’est le Messie qu’on doit attendre. En tout état de cause, mémé le nouveau gouvernement a clairement donné sa couleur : il est au service du pouvoir, les tchadiens n’ont pas versé assez de sang à son avis. Le new premier ministre croit que tous ces combattants au front sont des vas-nu-pied à appâter comme il l’a été par des faveurs au dos du peuple et des combattants martyrs du MDJT.

On est avisé, instruit et prêt à donner notre vie pour que ce pays connaisse ce qu’on appelle LA DIGNITE D’ETRE CITOYEN.

Personne ne fera notre guerre à notre place : la guerre pour la dignité du peuple tchadien est un mal nécessaire.

La patrie ou la mort, vive le Tchad !


Par  Terab-maba


doudmourra@hotmail.fr

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waou 20/05/2008 18:21

Tiens, tiens....Waououuuu, ialtchad se réveille. Pour la première fois bello a laissé la place de l'éditorial à Hamid Kodi Moussa. Comme ont dit chez nous, "la lune a apparu". Bello s'est réservé personnellement l'espace éditorial et depuis que je connais ce site aucun des rédacteurs habituels n'a eu la chance de faire un éditorial. Ouf!ouf! il y a de la démocratie dans l'air ou bien Hamid Kodi Moussa veut reprendre son affaire. On n'oublie pas que ialtchad c'est pour hamid kodi moussa. La sinusite des mécréants de Halata a réveillé les dormeurs et écarté les mégalo. Une bonne chose. Mais je vais arrêter de parler de ce site pour ne pas lui faire de la publicité. Enfin! Enfin.