Tchad: Idriss Deby est à bout de souffle

Publié le par Hamid K.

 Editorial de Tchadvision

L
a résistance nationale s’organise en unifiant ses forces dans l’Alliance Nationale (AN) pour chasser le dictateur, qui s’accroche au canon de l’armée française. La France est appelée à la neutralité par les forces de la résistance nationale.

 

Depuis que les forces de l’Alliance Nationale (AN) ont accru leurs activités dans l’Est du Tchad, Idriss Deby a du mal à trouver le sommeil. Début février, les forces de la résistance nationale parties de leurs bases avaient mené une attaque contre les forces gouvernementales, une offensive militaire qui avait failli renverser le dictateur Idriss Deby. Le repli tactique après le soutien honteux et avéré de la France par le biais des éléments français de l’Opération Epervier, installés au Tchad depuis une vingtaine d’années, ainsi que les éléments du C.O.S ne saurait être qualifié d’échec.

La résistance nationale fortement mobilisée avec un effectif requinqué est aujourd’hui plus que par le passé, déterminée à renverser la dictature qui s’est installée au Tchad afin de libérer le peuple tchadien de ce sanguinaire aux abois.

Ces derniers jours, certains medias publics et groupes de presse français assurent sans vergogne un remarquable travail de relai au profit du dictateur tchadien en assenant l’opinion publique d’écrits qui n’ont pour autre but que de servir d’épouvantail et inspirer la crainte aux forces de la Resistance Nationale. Ils sont allés jusqu’ à annoncer que les positions des forces rebelles ont été bombardées par les hélicoptères de Deby. Une information totalement fausse et erronée qui montre que les attaques des forces de l’Alliance Nationale (AN) contre les forces gouvernementales affamées et mal payées portera des fruits. Car, déterminées, les forces de la résistance nationale repousseront les milices de Deby et gagneront assurément du terrain.
Curieusement, cette presse française qui n’hésite pas à relayer de fausses informations, qui plus est sans aucune vérification préalable ou tout délibérément, reste muette devant les tournures sérieuses et non moins inquiétantes que prend le conflit qui oppose le régime de Deby aux forces de l’opposition armée.

Un conflit interne qui fait pourtant de nombreuses victimes dans un pays où sévit avec acuité la misère entretenue par le tyran Deby. Un veto de la presse française qu’on pourrait assimiler à une complicité française, tant il est vrai que tout démontre sur le terrain que l’EUFOR censée protéger les réfugiés du Darfour et les déplacés internes tchadiens et centrafricains apparaît comme l’œil d’Idriss Deby et des officiels français installés au Tchad. Ce n’est nullement un hasard si l’opposition armée a récemment lancé un avertissement à l’EUFOR.
Pour l’Alliance Nationale, la force de maintien de la paix européenne ne doit pas prendre parti pour le président dictateur Idriss Deby, car sinon elle sera considérée comme une force d’occupation étrangère.

Idriss Deby devant l’incapacité de son armée, pardon ! Sa milice, à combattre les forces de l’opposition armée, a changé son fusil d’épaule.
N’ayant pas trouve mieux, il se résout à déstabiliser le régime soudanais et décide de lancer le MJE du Khalil, soigneusement équipe et lourdement armée par ses soins, à l’assaut de Khartoum. Les preuves du soutien par Idriss Deby aux rebelles soudanais sont avérées et c’est donc à juste titre que le Soudan a rompu il y a une semaine ses relations diplomatiques avec le Tchad.

Il faut dire que le peuple tchadien aspire à la paix. Il réclame la paix de tous ses vœux. Mais tous les accords conclus entre Idriss Deby et ses adversaires en vue d’un règlement global de la crise tchadienne n’ont jamais été respectés par le pouvoir de N’Djamena. Idriss Deby qui a pris le pouvoir en 1990 grâce, entre autres, à la complicité de la France est à bout de souffle. Il ne lui reste vraisemblablement plus beaucoup de temps à passer au Palais rose de N’Djamena.


La Rédaction de Tchadvision

Commenter cet article