Les manoeuvres inavouées de l'Eufor sous couvert des agences "humanitaires"

Publié le par Hamid Kelley

Transfert de réfugiés centrafricains vers un nouveau camp
(Libre antenne 29/05/2008)


C'est une technique utilisée par les occidentaux lorsqu'ils veulent exploiter un sol riche en minerais(Uranium, or, diamant...), pétrole... Cela se fait toujours sous couvert de l'ONU pour ne pas eveiller les soupçons des autorité africaines et internationales. L'ONU et ses divers organismes sont manipulés à d'autres fins que celles definies dans leurs mandats. Le président erythréen avait dénoncé l'utilisation des oldats de l'Onu " à d'autres fins" par les Etats-Unis notamment. En Centrafrique et au Tchad, c'est la France qui utilise la même méthode; elle y a déployé des soldats sous couvert de l'Europe (EUFOR). Les populations du Nord Centrafrique dénoncent depuis de nombreuses années les exactions des soldats français dans cette partie de leur pays.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a commencé le transfert depuis un centre de transit dans le sud du Tchad vers un camp de réfugiés nouvellement établi plus à l'intérieur du pays.

Les deux premiers convois, transportant au total 1 662 personnes, sont arrivés, vendredi et dimanche, au camp de réfugiés de Moula depuis Dembo, un village situé à 25 kilomètres depuis la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine. L'UNHCR prévoit d'organiser un convoi une fois tous les deux jours vers Moula, à 150 kilomètres de la frontière, pour transférer tous les nouveaux arrivants avant le début de la saison des pluies, mi-juin.

Les dernières vagues de réfugiés sont arrivées dans le sud du Tchad entre janvier et mars, à la suite des violences survenues dans le nord de la République centrafricaine. Nombre d'entre eux ont rapporté que leurs villages avaient été brûlés et pillés, et que des personnes avaient été tuées. De plus petits groupes de réfugiés ont continué à traverser la frontière.

« Maintenant les souffrances sont derrière nous, maintenant nous pouvons commencer une nouvelle vie », a dit Kemteta, qui est arrivé à Moula dans le premier convoi après un voyage épuisant de huit heures. « Et nous sommes enfin en sécurité », a ajouté ce père de six enfants, qui a fui le 28 janvier dernier avec sa famille son village, situé dans le nord de la République centrafricaine.

« Les réfugiés devaient être transférés d'urgence vers un site en sécurité plus à l'intérieur du pays. Notre équipe, dans le sud du Tchad, a fait un travail considérable pour ouvrir ce nouveau site et organiser le transfert », a dit Serge Malé, délégué de l'UNHCR au Tchad, ajoutant qu'il espérait que l'opération recevrait des fonds supplémentaires dont le besoin se fait désespérément ressentir.

D'abord, l'UNHCR avait prévu de transférer les réfugiés vers l'un des trois sites existants hébergeant 32 500 réfugiés centrafricains, près de la ville de Goré, une base de l'UNHCR au Tchad. Mais les nouveaux arrivants ont refusé de s'y rendre, prétextant des tensions interethniques. L'UNHCR a alors décidé de construire un nouveau camp à 50 kilomètres au sud de Danamadji, où se trouve un bureau de terrain de l'UNHCR dans le sud-est du Tchad.

Les réfugiés, pour la plupart des fermiers comme Kemteta, ont exprimé leur joie d'être transférés vers un camp mieux équipé à Moula, où ils recevront chacun des carrés de terrain cultivables, grâce à la générosité des autorités locales.

« Chaque famille recevra 2,5 hectares de terre », a expliqué Fatta Kourouma, chef du bureau de l'UNHCR à Danamadji. Il a ajouté que le Programme alimentaire mondial (PAM) distribuerait des rations alimentaires mensuelles alors que l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) fournirait aux réfugiés des semences et des outils.

Les réfugiés sont actuellement hébergés dans des tentes familiales, mais ils pourront bientôt construire leurs propres maisons en briques et en paille. Les enfants seront scolarisés. L'éducation qui leur est assurée leur offrira un avenir meilleur.

« Je vis au jour le jour », a dit Kemteta. Après son arrivée à Moula, il était quelque peu préoccupé pour trouver de quoi nourrir sa famille. « J'espère que c'est un nouveau départ pour nous. »

L'UNHCR gère cinq camps dans le sud du Tchad, hébergeant plus de 56 000 réfugiés originaires du nord de la République centrafricaine. L'agence gère aussi 12 camps dans l'est du Tchad où sont accueillis plus de 250 000 réfugiés de la région soudanaise du Darfour.

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