Yorongar dévoile les procès verbaux de son audition

Publié le par Hamid Kelley


Les trois procès verbaux d’audition du Député Ngarlejy Yorongar


Lettre au Révérend Pasteur Ngandeye Bako, Chef de la Délégation de la Commission à Paris (à l’attention de la commission)


Par Yorongar

Permettez-moi de rappeler les faits que nous avons, tous ensemble, vécus lors de mon audition. Aussi, je tiens à faire des précisions sur certains points soulevés à travers des questions qui me sont posées.

1- Pourquoi Maîtres Eric Plouvier et Olivier Foks tentent-ils, sans relâche, de m’intimider, menacer, déstabiliser en me coupant la parole de manière intempestive et systématique ? Est-ce dans le dessein de me faire perdre le file de mes idées, me pousser à bout etc. ? Alors que la commission a un chef de mission, pourquoi ces observateurs président-ils à tour de rôle les débats alors qu’ils ne figurent, comme observateurs, sur le décret portant création, composition et fonctionnement de la commission ? Pourquoi veulent-ils me faire porter le chapeau du retard des travaux de la commission alors que le retard venait d’eux ? D’abord parce qu’ils interprètent ma déclaration obligeant ainsi le greffier à prendre ce qu’ils disent alors que je parle français ? Pourquoi me coupent-ils la parole de manière intempestive, passent leur temps à me chahuter, m’interdisent la relecture et la correction du texte avant de le signer ? Même en prison, un prévenu n’a-t-il pas le droit de relire sa déposition avant de la signer n’est-ce pas ? Que veulent-il obtenir de moi à travers cette manière cavalière de faire ? Pour qui roulent-ils en agissant ainsi ?


2- Idriss Déby croit que le fait que j’ai écrit à SEM Nicolas Sarkozy, Président de la République Française et accordé une interview au journal, L’Indépendant, en exprimant mon désaccord avec celui-ci à la suite de sa déclaration en Bretagne à propos de l’Arche de Zoé, il peut me faire arrêter et me faire disparaître sans coup férir parce que je suis fragilisé par cette prise de position. D’où mon quatorzième enlèvement par ses militaires de la garde républicaine (GR) sous menace d’armes de guerre. N’a-t-il pas dit à qui veut bien l’entendre que, sans la réaction de l’Elysée, les ONG des Droits de l’Homme peuvent aboyer pendant une ou deux semaines et puis elles finiront par baisser le ton et les bras par lassitude ? N’a-t-il pas dit et répété aux micros des médias nomment au micro de RFI que notre enlèvement est un détail ?
Les chiens aboient, mais la caravane passe, a-t-il coutume de dire à ses collaborateurs et aux membres de sa famille.

3- J’ai une idée précise sur l’identité du chef d’équipe qui m’a enlevé, mais, mes enquêtes se poursuivent.

4- Lol Mahamat Choua dément avoir été brutalisé lors de son enlèvement. De même, il nie avoir vu Ibni Oumar Mahamat Saleh. Aussi, il nie avoir été passé à tabac en prison dans la nuit du 8 au 9 février 2008. Et pourtant, l’un de ses fils qui a assisté à son enlèvement affirme le contraire aux journalistes, entre autres, ceux de VSD.


5- Le deal liant Idriss Déby à Lol Mahamat Choua a pour objectif de mettre en doute mon témoignage publié dans Afrique Education.
C’est aussi pour créer la confusion à propos de la mort présumée d’Ibni Oumar Mahamat Saleh dans la nuit du 5 au 6 février 2008. Cynique, Idriss Déby continue de torturer la famille de ce dernier et de manipuler ses enfants en leur faisant croire qu’il est en vie.

6- A propos de mon chauffeur, il faut rappeler qu’il a bel et bien été blessé à la main par la balle tirée par le chef d’équipe puisque ‘il a montré sa blessure au journaliste de l’AFP, qui l’a interviewé.


7- En me demandant pourquoi Idriss Déby ne m’a pas rencontré lorsqu’il est allé en prison, mon collègue, l’Honorable Mersilé Ati, devait se demander, mais pourquoi Idriss Déby a-t-il fait pression sur Mme Carla Sakozy pour rencontrer la femme d’Ibni Oumar Mahamat Saleh et pas la mienne ? Pourquoi a-t-il promis à SEM Nicolas Sarkozy qu’il va rencontrer la femme d’Ibni Oumar Mahamat Saleh et pas la mienne ? N’a-t-il préparé l’opinion nationale et internationale en distillant les informations selon lesquelles, nous sommes enlevés par les rebelles et ce, pour lui permettre de se débarrasser nuitamment de nous ? N’a-t-il pas dit textuellement à RFI que « Je m’occupe des choses essentielles (...) Ca, c’est des détails », en assurant ainsi, la main sur le coeur, qu’il ne savait pas qui nous avait enlevés ? 



                  Les Procès verbaux : N°1
                        
                                                 N°2 

                                                 N°3                



Source : yorongar.com

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