Le ridicule ne tue pas au palais rose : A Quand le Yondo de Tombalbaye ?

Publié le par Hamid Kelley

                       REFLEXION 
         Par le site de la Présidence du Tchad


Juin 1965, la tension est vive entre le Tchad et le Soudan. Le Président Tombalbaye commence son adresse à la nation en ces termes. Je cite « Un groupe d’aventuriers munis de faux passeports tchadiens trament au Soudan la perte du Tchad » Et le président Tombalbaye de poursuivre « ces individus se proposent d’accomplir les crimes les plus horribles tels que les viols des femmes et des jeunes filles, assassinats des paisibles citoyens et incendier nos domiciles ».

 

 

 

 43 ans après, les crimes demeurent les mêmes, le pays agresseur est incontestablement le même, le voisin de l’est, le Soudan. Quelle faute le Tchad a-t-il commis pour que les dirigeants successifs de Khartoum s’acharnent-ils ainsi contre les populations tchadiennes ? La réponse à cette question se trouve dans la déclaration du président de la première république « à la politique de bon voisinage du Tchad qui extradait, rapatriait les opposants soudanais, le Soudan oppose l’accueil et l’entretien des aventuriers pour déstabiliser le Tchad ».

 

Grâce à notre politique de bon voisinage, ajoute  Tombalbaye, les crises qui secouent le Soudan depuis dix ans n’ont pas pris d’ampleur. Chaque fois que les opposants voulaient attaquer le Soudan à partir du Tchad, nous y sommes  opposés, c’est toujours Ngarta Tombalbaye qui parle, ils étaient automatiquement remis à la police soudanaise.

 

 Le Tchad n’a jamais accordé d’asile aux insurgés soudanais, a affirmé Ngarta, et de préciser, notre philosophie politique nous a toujours dicté des rapports amicaux avec tous nos voisins, avec tous les Etats africains. Et c’est cette philosophie qui sous tend la diplomatie que conduit le  président IDRISS DEBY ITNO.

 

Et voilà  que ce même Soudan, pour lequel, nous avons violé nos lois, les traités internationaux, éduque, le soudan c’est bien de ce pays qu’il s’agit, éduque et arme une mafia qui devra descendre sur le Tchad pour perpétrer des crimes créant ainsi un fleuve de sang, s’était exclamé le président de la première république.  

 

A l’instar de Ngarta Tombalbaye, nous nous interrogeons aussi sur  l’obstination  des pouvoirs successifs de Khartoum à vouloir coûte que coûte détruire le Tchad, en tant qu’Etat ? C’est clair, c’est transparent,  ces individus, ces néo-impérialistes  nourrissent un mauvais dessein contre notre pays, contre  le peuple tchadien.

 

Devant ce comportement belliqueux aux allures néocoloniales, le président Ngarta Tombalbaye  a lancé cet appel du 15 juin 1965 : l’heure de l’épreuve de force de chaque Tchadien est marquée à l’horloge  du destin qui nous  attend. C’est une lâcheté, une abdication de sa dignité d’homme, que de refuser de rendre à la patrie en danger, un vil sang que celle-ci nous a généreusement donné. Ouvrons une parenthèse pour clamer fort que cet appel, 43 ans après, est  fort à propos.

 

Et Ngarta Tombalbaye termine son appel en ces termes : les Tchadiennes et les Tchadiens doivent fédérer leurs forces pour le respect de leurs institutions.

 

C’est aussi le sens profond de la politique de rassemblement du peuple tchadien que pratique le Président de la République IDRISS DEBY ITNO. Par contre, cette politique obscurantiste et impérialiste soudanaise, nous le réaffirmons avec force, vise à détruire le peuple tchadien et non un individu.

 

 C’est pourquoi Tombalbaye et IDRISS DEBY ITNO, deux patriotes, des citoyens qui ont l’amour de leur patrie, le sens de l’honneur invitent leurs compatriotes à s’unir sans distinction philosophique, idéologie, religieuse voir même régionaliste à faire front commun afin de mettre en échec cette politique de déstabilisation, d’anéantissement du Tchad programmée depuis prés d’un demi-siècle par les pouvoirs soudanais.

 

Toujours Tombalbaye s’adressant à ses concitoyens à cette date du 15 juin 1965 : je cite «  quand au milieu des circonstances aussi délicates que les nôtres, nous bandons nos muscles, nous galvanisons notre énergie, en vue d’empêcher que le sol tchadien soit foulé par les étrangers ou céder à eux par des fils indignes en quête de célébrité, rêvant pillage, assassinat et le pouvoir à tout prix, mais non le bien-être du Tchad, c’est toujours Ngarta Tombalbaye qui parle, alors et alors seulement, je pense que vos fils, vos petits fils vous adresseront un monument de reconnaissance et seront fiers de vous comme aujourd’hui, nous sommes fiers de nos anciens combattants » Fin de citation.

 

 Aujourd’hui comme en 1965, nous devons relever le défi, le temps n’est plus aux tergiversations, aux discours, aux manœuvres politiciennes, c’est le moment de faire don de son corps à la patrie, au Tchad, pérenne et éternel.   




Commentaires de waldar : A force de réflechir comme Tombalbaye, on risque de finir comme lui ! La seule erreur que le Soudan a commise n'était elle pas celle d'avoir aider Deby à prendre le pouvoir au Tchad ?
Il faut se rappeler que les aboiements de Tombalbaye ne lui ont pas empêché d'être assassiné par Kamougué.
Alors, monsieurs les "penseurs" de la présidence, si vous vous laissez aller trop sur le chemin de Tombalbaye, vous risquerez de pousser Kamougué à assumer ses résponsablités !



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