Revue de la presse nationale du 26 mai au 01 juin 2008 - Cefod.org

Publié le par Hamid Kelley

                         semaine du 26 mai au 1er juin 2008

Le 3 juin 2008, Par Mbaïdedji Ndjénodji Frédéric / www.cefod.org


Quatrième congrès ordinaire du Mouvement Patriotique du Mouvement Patriotique du Salut (MPS)


Le quotidien LE PROGRES daté du 26 mai 2008 révèle que Mahamat Saleh Adoum, directeur du cabinet civil à la présidence de la République, est élu Secrétaire général du parti, en remplacement de Mahamat Hissein. Le reporter du quotidien souligne que M. Mahamat Saleh Adoum a obtenu 491 voix contre 387 pour l’actuel maire de N’Djaména Mahamat Zen Bada élu secrétaire général adjoint. Les deux autres postulants, Mahamat Ali Abdallah Nassour et Routouang Yoma Golom se sont contentés respectivement de 45 et 30 voix. Le journal signale par ailleurs que le suspense a duré tard la nuit et le chef de l’Etat Idriss Déby Itno est rentré après deux heures du matin.

« Le doublé de MSA sur MH », reprend N’Djaména Bi-hebdo daté du 26 mai dernier. Avec son élection au poste de secrétaire général du MPS, Mahamat Saleh Adoum, vient de réaliser un double OPA sur Mahamat Hissène en moins de 40 jours. D’abord au poste de directeur de cabinet du président de la République ensuite au secrétariat général du parti. Ainsi, cet homme du sérail est arrivé à se hisser aux deux postes qu’il convoitait ouvertement, écrit-il.

« 4ème congrès ordinaire du MPS : les langues se délient », relève pour sa part L’Observateur dans sa parution du 28 mai qui souligne qu’après 18 ans de pouvoir le MPS se regarde sans complaisance. Il ressort de cette autocritique que le parti traverse une crise interne. La gestion du pays, selon les congressistes, est marquée par un népotisme entretenu, résume le confrère.


La Coordination des Partis politiques de l’opposition pour la défense de la Constitution (CPDC) au bord de l’implosion


« La CPDC refuse de donner son label », titre N’DJAMENA BI HEBDO qui nous apprend qu’au cours d’une plénière assez houleuse le 24 mai dernier la CPDC a réaménagé le bureau de son comité de liaison. Alors qu’ils étaient venus pourvoir aux postes laissés vacants par leurs collègues entrés au gouvernement ou au cabinet du Président de la République, écrit le Bi hebdo, les leaders des partis politiques ont été amenés à se prononcer sur un point qui a failli faire éclater ce regroupement politique. Les chefs de partis politiques nommés dans le gouvernement de Youssouf Saleh Abbas voudraient que leurs collègues reconnaissent que c’est au titre de la CPDC qu’ils y sont entrés et non à titre personnel, comme l’ont affirmé certains d’entre eux. Notre confrère rapporte que devant le refus de leurs collègues, le général Kamougué a claqué la porte, suivi de Hamid Dahalob qui a, unilatéralement décidé de lever la séance, sans succès. N’DJAMENA BI-HEBDO poursuit que pour ceux qui ne sont pas entrés au gouvernement, la CPDC n’a pas débattu de la participation de leurs 4 membres au gouvernement, par conséquent, leur donner le label CPDC équivaudrait à enterrer l’opposition politique alors que ce regroupement doit jouer son rôle d’opposition. Enfin, en attendant que le sort de Ibni Oumar Mahamat Saleh, leader du PLD porté disparu depuis le 03 février dernier, soit élucidé, les participants à cette réunion ont décidé de maintenir au poste de porte-parole et de lui adjoindre Saleh Kebzabo de l’UNDR.


« CPDC : les prémices d’une scission ? », se demande de son côté L’OBSERVATEUR, qui relève qu’après la nomination de M. Saleh Kebzabo et Jérémie Ngarndiguinan respectivement aux postes de porte-parole adjoint et trésorier général, MM. Kamougué Wadal Abelkadre et Hamit Mahamat Dahalob ont quitté la salle aux environs de 10 H. Ils avaient avancé comme raison la tenue d’un conseil de cabinet du gouvernement à 12 H. Cette raison n’a pas empêché M. Naïmbaye Lossimian et Jean Alingué Bawoyeu, bien que membres du gouvernement, de rester jusqu’à la fin de la réunion à 12 H. Le deuxième sujet retenu à l’ordre du jour, qui était la désignation des membres de la CPDC au comité de suivi de l’accord du 13 août, a été reporté au 26 mai 2008, mais quelques membres ont déjà émis quelques inquiétudes quant au délai accordé pour présenter leur liste à ce comité.


Persistantes rumeurs de demi salaires au Tchad


« Où est donc le social ? », s’interroge l’éditorialiste de l’hebdomadaire LE TEMPS dans sa livraison du 28 mai dernier. Des sources concordantes, le conseil des ministres de la semaine dernière a fini en queue de poisson. Raison : la proposition du Président de la République de faire participer tous les fonctionnaires à l’effort de guerre en leur demandant de verser la moitié de leur salaire. LE TEMPS poursuit que cette proposition a été rejetée par une bonne partie des ministres qui la jugent antisociale et pouvant mettre le feu aux poudres, quand on sait que le climat social, est déjà très tendu. Notre confrère laisse entendre même que selon certaines indiscrétions, le Président de la République qui ne l’entendait pas de cette oreille, a claqué la porte, mettant ainsi terme à ce conseil. Rappelant que cette nouvelle qui tombe comme un couperet sur la tête des fonctionnaires tchadiens évoque les tristes souvenirs des sombres années de pensée unique sous le règne de Hissène Habré, LE TEMPS se demande bien « Comment comprendre que dans un pays producteur de pétrole, l’on puisse parler de demi salaire ? ». « Comment comprendre également que ce même président de la République qui a placé son mandat sous le signe du social puisse prendre une telle mesure », poursuit-il.

LE PROGRES daté du 30 mai 2008 pour sa part publie le démenti du ministre des Finances et de l’Informatique, Abakar Malla Mourcha pour qui, « il n’y aura pas de réduction de salaire ! ». Le quotidien rapporte que certains ont laissé entendre que cette mesure est une exigence des institutions de Bretton Woods pour remédier à l’absence de contrôle des dépenses publiques pendant la période d’exception.


Communication du Premier ministre à l’Assemblée nationale

« Vigilance, entre diplomatie et dialogue », titre en Une LE PROGRES daté du 30 mai 2008, résumant le message du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas, le 29 mai dernier à l’hémicycle. Pour le Premier ministre, le Tchad n’est pas impliqué dans l’agression perpétrée contre le Soudan. « Notre appel à la modération et au dialogue avec le Soudan n’est pas un signe de faiblesse », soutient Youssouf Saleh Abbas, pour qui le gouvernement se doit de prendre toutes les dispositions qu’il juge utiles pour la préservation de l’intégrité du pays, de sa souveraineté et de la sécurité des Tchadiens.

 






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