Crise du Tchad : l’unique option

Publié le par Hamid Kelley

 

par le Dr Bichara Idriss Haggar







Le Tchad connaît présentement une des périodes les plus sombres de son histoire. Après seize années de pouvoir sans partage, le président Deby, malgré son incapacité notoire de mener une politique de paix, de dialogue, de stabilité et de développement, vient de s’auto-introniser cette fois-ci pour une durée indéterminée et ce, après avoir violé et tripatouillé la constitution ( juin 2005) suivie d’une parodie d’élections présidentielles (3 mai 2006) et d’un semblant de dialogue national.

Considérant de tout temps l’État tchadien comme sa propriété privée, IDI continue de mépriser ses concitoyens. Il n’a aucune considération pour eux et ne tient nullement compte de leur choix. Il n’a de compte à rendre à personne sauf à la France qui l’avait aidé à prendre le pouvoir par les armes et à le conserver par la répression, la corruption et les fraudes électorales. Le gouvernement de Chirac demeure donc son seul soutien et son unique rempart contre l’opposition tant armée que démocratique. D’ailleurs, Deby ne disait-il pas à qui veut l’entendre: «tant que la France me soutient, je n’en ai cure des Tchadiens».

Comme il le dit, celle-ci est devenue l’avocate du régime et se bat à la place de Deby, sur tous les fronts et par tous les moyens, intervenant ainsi dans tous les dossiers chauds internes comme externes : contre l’opposition armée (intervention militaire, soutien logistique et renseignements) et démocratique par ses ingérences fragrantes et humiliantes dans les affaires internes ; contre la presse libre ; intervention à la commission des droits de l’homme à Genève empêchant le régime de se faire condamner ; auprès de la BM ; auprès des chefs d’État africains pour donner un semblant de «légitimité» et de «fréquentabilité» à son poulain ; auprès de certains «opposants du ventre» pour les corrompre et/ou les intimider afin de les faire participer à la mascarade d’élections et au soi-disant dialogue national ; auprès de ses alliés (Européens, Américains, Africains…) pour dénigrer les opposants tchadiens en les taxant des incapables, des «pro-islamistes», des fauteurs de troubles, des antioccidentaux, partisans de la «déstabilisation» de la sous-région… afin de mieux cacher le rejet incontestable de Deby par les populations tchadiennes.

Dans ce monde impitoyable, rien n’est gratuit. Et en contrepartie de ce soutien de la métropole, IDI n’hésite pas à y mettre le prix : bradage de la souveraineté et des richesses nationales, corruption, chantage, destruction du tissu économique et social, aggravation de la dépendance…créant ainsi une grave et récursive crise dans tous les domaines.
Quant aux affidés locaux ayant accepté de jouer les figurants à cette comédie électorale ou de dialogue national, ils jouissent tous aujourd’hui de la rançon de la trahison, mais jusqu’à quand ?

Une telle politique ne pouvait avoir l’adhésion populaire. Bien conscient de son abandon et de son désaveu total, y compris par les membres de son clan, IDI, constatant le boycott de l’investiture par les Tchadiens, fit venir des chefs d’État africains avec l’aide de Chirac qui joue en Afrique, la carte des pouvoirs dictatoriaux à sa solde contre la démocratie et l’alternance, pour donner un semblant de crédibilité internationale à son ridicule carnaval d’intronisation du 8 août 06.

En dépit de cette mise en scène grotesque, il y a bien longtemps que les Tchadiens ne croient plus à Deby, encore moins à sa «démocratie». Il y a bel et bien rupture entre le régime et sa population. Tous les discours et toutes les promesses de cet homme fourbe cachent mal la profondeur de la crise dans notre pays. Depuis son arrivée à la tête de l’État, le pays a évolué de l’espoir vers le désespoir. Aujourd’hui, ce président qui a trahi ses parents, ses amis, ses camarades de lutte, ses alliés, son peuple, ses partenaires… ose-il déclarer sans se sourciller aux Tchadiens: «Je veux mener une lutte sans merci contre la pauvreté…et  je vous promets que je ne vous trahirai pas».

Mais de qui se moque-t-il ? S’adresse-t-il, peut-être, au parterre des invités internationaux venus pour être des «faire valoir» afin de faire plaisir à la France ou profiter de la manne pétrolière jetée en pâture par un président inconscient et irresponsable ? En tout cas, comment voulez-vous que le peuple tchadien puisse croire à l’homme qui n’a cessé de lui mentir, depuis seize ans ? N’est-ce pas l’homme de Bamina qui promettait le 4 décembre 1990 aux Tchadiens «un cadeau qui n’est ni or, ni argent, mais la démocratie» ?  N’est-ce pas encore lui, en 1996 à l’investiture, il promettait : «je ne protégerais personne...la kermesse des désordres est terminée » …«personne n’est au dessus de la loi...et il n’ya pas des intouchables» ? N’est ce pas le même président qui déclarait, le 4 juin 2001, dans le journal, le Monde: « Je ne serai pas candidat à l’élection présidentielle de 2006. Je ne modifierai pas la constitution quand bien même j’aurai une majorité de cent pour cent (100%). Je le dis haut et fort : ce qui me reste à faire au cours de mon dernier mandat, c’est de préparer le Tchad à l’alternance au pouvoir, une alternance démocratique, pacifique, sans rupture. Je veux que ce pays passe d’une étape à une autre, en douceur, sans déchirure. Voila la responsabilité qui sera la mienne. Je l’assumerai ».

Quoique Deby promette ou quoiqu’il dise, les Tchadiens connaissent mieux que quiconque ce soi-disant «officier» sans parole car, depuis seize ans, ils vivent l’enfer : au lieu de la démocratie, la paix, la justice promises, les Tchadiens sont soumis hélas à une dictature familiale cruelle et barbare, avide, humiliante et méprisante ; à une gouvernance médiocre et à une déresponsabilisation ; à une corruption érigée en système de gestion ; à une institutionnalisation du racket et de la médiocratie ; à une désagrégation des structures socio-économiques et à une désorganisation totale de l’administration ; à un favoritisme jamais vu et à une course à l’enrichissement sans cause ; à une recrudescence du grand banditisme et de la criminalité sur l’ensemble du territoire national ;  à un renforcement de la répression ; à une aggravation de la  misère des masses populaires ; à une justice embrigadée, corrompue et partisane ; à une unité nationale mise à des rudes épreuves… bref, les Tchadiens vivotent dans un Etat «derépublicanisé», inexistant où ne règne que la loi de la jungle, le désordre, la délinquance….

Pire ! Le régime a bloqué toutes les voies d’expression au peuple tchadien. Il a bâillonné la presse, désinformé l’opinion, asphyxié les vrais partis politiques et la société civile, fraudé les élections et humilié les adversaires politiques, corrompu toutes les voies de recours, rompu le dialogue avec l’opposition, organisé à côté une fausse opposition à coups de pétrodollars et de postes, rentré en conflit permanent avec les syndicats aliénant le soutien des populations y compris de celui de son clan et une partie de sa propre famille. Bref, l’homme de Bamina a semé ainsi la culture de l’intolérance, de la répression, de l’exclusion, de la haine, du mépris, de la corruption et du gain facile rendant ainsi le Tchad invivable, les citoyens des simples étrangers dans leur propre patrie et la démocratie une véritable escroquerie.

Jamais dans l’histoire du Tchad, le désordre, la violence, la répression, l’impunité, l’injustice, l’arbitraire, la corruption, le détournement des deniers publics, le favoritisme, le tribalisme, le clanisme, la médiocrité et l’incompétence, et la crise de confiance entre les Tchadiens n’ont atteint un tel paroxysme. Ils sont érigés en méthodes de gestion de l’État. Jamais la fracture sociale n’a été aussi grande et aussi dangereuse pour l’unité  nationale et la cohésion sociale. Elle a touché en profondeur le pays, les régions, les ethnies, les clans, les familles… Les Tchadiens ont été privés de leur droit de regard sur leur propre destin. Imposé de l’extérieur, le régime reste étranger à leurs soucis, à leurs préoccupations, à leurs intérêts, à leur avenir. Les Tchadiens se trouvent donc dans une impasse totale :

1)  impossibilité d’organiser des élections libres et transparentes respectant leur choix et  débouchant, dans le cas échéant, à une alternance démocratique du pouvoir. Au contraire, frauder au Tchad est devenu un moyen de promotion sociale et de récompense pour les opportunistes, un tremplin pour tous les membres de la CENI et d’autres organes concourant à cette farce électorale vers des postes de premier ministre, ministre, de DG, de PDG, responsables des Cours, de directeur, de gestionnaire des projets, conseillers... bref, la démocratie telle qu’elle est pratiquée est devenue une source des magouilles des dictateurs pour s’éterniser au pouvoir, une nouvelle forme de domination des peuples et un alibi des forces progressistes occidentales pour se désintéresser de l’Afrique.

2)  absence totale de dialogue et de compromis, l’essence même de toute démocratie avec l’opposition armée, l’opposition démocratique et les forces syndicales. Pour Deby, seule la maxime «j’y suis et je reste, parce que j’ai la force avec moi» prédomine!

Que faire, face à un tel président qui viole sa propre constitution, vole les résultats électoraux, méprise son peuple et refuse le dialogue sinon que de résister pour recouvrer la liberté, la dignité, le respect, le droit à la vie… ?

Certains compatriotes poursuivent le combat avec courage dans les partis démocratiques au Tchad ; d’autres choisirent les mouvements de résistance en exil ou la lutte armée pour relever le défi. D’où la multiplication des désertions et la création des mouvements nationaux armés qu’IDI s’empresse de taxer des «mercenaires soudanais», tandis que la France l’appuie dans ses errements politiques en déclarant pudiquement qu’«elle est contre toute prise de pouvoir par les armes», comme si IDI n’est pas venu par les armes ou qu’il a cessé de frauder les élections !

Cependant, quelque soit la forme de lutte choisie par les uns et les autres, la seule option indiquée pour sauver le pays reste le renvoi pur et simple d’Idriss Deby de la direction des affaires de l’État et ce, par tous les moyens. Nous restons convaincus que toute autre solution ne ferait que retarder la délivrance et empirer le sort de notre pays. Qu’importe les voies utilisées (forum, lutte armée, pronunciamiento ou d’autres formes de compromis…) pour y parvenir, mais l’essentiel reste la mise à l’écart définitif de cet individu qui a fait et continue de faire tant de mal à notre peuple et trouver un consensus susceptible de nous mener vers la paix et la réconciliation nationale.

Certes, d’aucuns trouveront l’option maximaliste, voire même impossible à réaliser. Mais, rappelons-nous que les Tchadiens ont essayé toutes les solutions possibles pour résoudre la crise. En effet, depuis seize ans, les tentatives faites pour apporter un quelconque changement politique dans notre pays ont toutes échouées. Au sommet de l’État, se sont succédés différents gouvernements de « sortie de crise », de «front uni» et de « large ouverture » mais rien à faire. Car, Deby leur mettait les bâtons dans les roues ou les congédiait systématiquement selon ses humeurs.

Tout  a donc été essayé au sommet de l’État à part la démission pure et simple de Deby de la présidence. Aujourd’hui, la majorité des Tchadiens, y compris ceux qui se disent membres du MPS et certains de ses proches sont conscients qu’IDI constitue le principal obstacle à toute solution à la crise politique et à tout progrès dans notre pays. Tant et aussi longtemps qu’il présidera aux destinées du Tchad, il n’y aura ni changement politique, ni paix, ni stabilité, ni réconciliation nationale et encore moins une véritable démocratie. C’est pourquoi, son départ de la présidence s’impose comme l’unique option possible pour sauver le pays. Toute autre formule qui se conjuguerait avec Deby serait inopérante et contraire aux attentes des Tchadiens.

En effet, souvenons-nous des événements passés : n’est-ce pas Deby qui a bloqué l’application des résolutions de la conférence nationale souveraine? N’est-ce pas encore lui qui a saboté la réorganisation de l’armée? N’est-ce pas IDI qui a renié sa parole et  amendé la constitution pour s’éterniser au pouvoir? N’est-ce pas lui qui est à l’origine de la violation systématique de tous les accords de paix signés avec les différents mouvements armés (Frolinat-CPR, CNR, MDD, FNT, FAR, CNSPD, MDJT, …) et  l’assassinat de  leurs leaders (Abbas Koty, Bichara Digui, Laoukein Bardé, Ketté Moïse, Youssouf Togoïmi…)? N’est-ce pas ce chef d’État qui a refusé d’honorer les engagements pris avec les partis démocratiques et les associations de la société civile? N’est-ce pas encore lui qui a violé les accords signés avec les partenaires internationaux en reniant sa propre signature? Et cela dure depuis seize ans!

Aujourd’hui, quelle garantie ont tous ceux qui, par hypocrisie ou par naïveté politique ou par opportunisme, prêchent une solution incluant Deby, ce même personnage qui a conduit notre beau pays à ce stade? Chers compatriotes, soyons réalistes et objectifs. Aujourd’hui, pour la majorité des citoyens le diagnostic de la maladie dont est atteint notre pays est clair et ne souffre d’aucune ambigüité : Le Tchad est contaminé par le «virus IDI» dont le seul remède reste son extirpation. Car, toute solution ménageant le président actuel ou tout autre «debyisme sans Deby» ne fera qu’empirer la situation déjà intenable.

Certes, nous sommes conscients que les compatriotes traversent présentement une période de découragement, de désenchantement, de désillusions, de déceptions… due en partie par l’absence d’unité d’action de l’opposition armée, par le refus du dialogue inclusif par le régime et par les ingérences étrangères, notamment françaises dans les affaires intérieures du Tchad. Tout ceci obscurcit l’horizon et la tentation de sombrer dans le défaitisme reste grande. Mais nous n’avons pas droit au découragement ni à l’abandon de la lutte sous prétexte que Deby est indéboulonnable ou l’unité de l’opposition tarde à se pointer. Les Tchadiens, à l’instar, des autres peuples doivent exercer leur droit à l'insurrection contre la dictature. N’est-il pas dit : «quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs» ?

Malgré les nombreux écueils rencontrés sur le chemin de la résistance, si nous voulons vivre librement et dignement et avoir un droit d’influer sur la destinée de notre pays, nous devons continuer la lutte multiforme tout en restant réalistes et faire des choix judicieux, quand bien même difficiles certes, mais à issue certaine et non suivre la voie de la facilité ni de la compromission. C’est pourquoi, les  Tchadiens doivent prendre leurs responsabilités en combattant la dictature familiale. Ne croyons surtout pas que quelqu’un d’autre viendra lutter à notre place.

Déjà, notre peuple, à travers les organisations (partis démocratiques, société civile…) de l’intérieur, a montré sa capacité d’unité, de mobilisation, de résistance et de nuisance à la dictature par son refus de cautionner les différents simulacres d’élections et par la non participation au fameux dialogue national.

Malheureusement, au niveau de l’opposition armée à l’Est, en dépit des appels lancés par les uns et les autres au lieu de s’unir dans un cadre d’espoir, celle-ci hésite, cafouille et tergiverse. Elle continue à présenter aux Tchadiens et au reste du monde un spectacle désolant de division, de règlements de compte et des coups de poignard dans le dos, de désorganisation et s’adonnant à des luttes de leadership lamentables alors qu’elle oublie l’essentiel que notre peuple attend d’elle : «Débarrasser le pays de Deby et de ses acolytes». Si les opposants continuent dans cette voie, aux yeux du peuple, ils ne seront pas tellement différents de ceux qui sont actuellement au pouvoir. Aussi, l’opposition doit-elle être plus inventive, plus imaginative et plus réaliste afin de trouver un modus vivendi au lieu d’affronter la dictature, en ordre dispersé. Chercher la conquête du pouvoir pour le pouvoir, c'est instaurer à jamais cette quadrature du cercle régi par la loi du « quitte cette place pour que je m’y mette ou je mette un des miens». Une telle attitude ne fera que renforcer la dictature et ce ne sera certainement pas dans l’intérêt du Tchad.

Certes, l’avenir du Tchad doit se décider d’abord et avant tout par l’ensemble des  forces vives de la Nation, après un dialogue national, inclusif, franc et constructif. Cependant, si l’opposition armée veut contribuer au changement et être au rendez-vous de l’histoire, elle doit non seulement, s’unir autour d’un projet de société clair et mobilisateur mais avoir un idéal  rassembleur, porteur d’espoir, capable de transcender les clivages ethniques et les méfiances chroniques, à  se défendre, à se sacrifier et donner un vrai sens à son combat. L’unité doit se faire autour d’un idéal certes, mais aussi autour des hommes intègres, crédibles et nationalistes ayant un esprit d’équipe, capables de mettre fin à la dictature et de bâtir un État de droit régi par des valeurs républicaines, sans chercher à s’incruster au pouvoir.

Par ailleurs, l’opposition tchadienne se plaint souvent de l’ingérence de la France ou de certains pays qui tentent d’utiliser la rébellion comme opportunité pour régler soit leurs problèmes internes ou bien se positionner pour avoir un droit de regard sur le Tchad. Mais essayons d’être moins naïfs. Ces pays agissent au mieux de leurs intérêts et pourquoi voulez-vous qu’ils  s'en privent devant de telles opportunités ? Non ! C’est aux Tchadiens de changer les choses en créant un véritable rapport de force en leur faveur et ce, en pensant et en agissant en termes de Nation et non en s’enfermant dans un «protectionnisme» clanique, ethnique, cantonal ou régional. Il serait temps que les Tchadiens se réveillent et sortent des divertissements, des futilités, des luttes stériles et des carcans moyenâgeux dans lesquels Deby les a cantonnés depuis plus de seize ans.

Pour y parvenir, nous ne pensons pas que la désunion actuelle de l’opposition, l’immaturité politique et les ressentiments dont certains compatriotes font preuve, la méfiance maladive, vis-à-vis, des autres opposants, la lutte injustifiée et sans merci pour le leadership, les coups bas entre les opposants, l’absence de solidarité militante, le refus de compromis, les sentiments à vouloir faire confiance uniquement qu’aux siens et faire cavalier seul, l’absence de foi à la capacité des Tchadiens à résoudre par eux-mêmes la crise, …sont de nature à servir la bonne cause.

En définitive, il faudrait que les Tchadiens sachent qu’on ne s’oppose pas à la dictature uniquement pour devenir président de la république et pratiquer la politique de la continuité mais plutôt, pour apporter des solutions concrètes à la crise politique que traverse notre pays, depuis des années. Tout le monde ne peut pas être rassembleur. Par contre, tous les opposants peuvent se retrouver autour d’un projet de société, piloté par une équipe d’Hommes fédérateurs, intègres et crédibles pour effectuer le changement profond souhaité. Les temps où un groupe de révoltés s’organise, prend le pouvoir et le confisque au profit de son ethnie ou de sa région ou de sa religion sont révolus. Aussi, si voulons-nous être maitres de notre destin, unissons-nos forces, conjuguons nos efforts et concentrons nos énergies pour la réalisation de l’unique option : le renvoi de IDI de la tête de l’État tchadien.
 
Dr  Bichara Idriss Haggar
Président du CNR



Source : Tchadhanana Blog

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