La France "n'interviendra plus" dans le conflit tchadien

Publié le par Hamid Kelley

 ABIDJAN - La France "n'interviendra plus" dans le conflit tchadien entre le régime du président Idriss Deby Itno et les rebelles, qui ont repris ces derniers jours leur offensive contre N'Djamena, a affirmé dimanche à Abidjan le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner.

"Il n'y a pas de position de la France à entretenir. C'est un général irlandais qui commande l'Eufor avec dix-sept nations", a répondu M.Kouchner à la question d'un journaliste sur la position de Paris dans la crise tchadienne.

"La France n'est pas intervenue et n'interviendra plus", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse marquant la fin d'une visite en Côte d'Ivoire.

Le ministre français des Affaires étrangères a par ailleurs démenti la progression des rebelles vers la capitale tchadienne, citant "les forces de l'Eufor (...) qui ont démenti cela".

Les rebelles du Tchad, qui ont lancé une offensive mercredi dans l'est, ont affirmé vendredi avoir largement pénétré dans le pays et "rouler" vers N'Djamena, où les autorités démentent et dénoncent une "campagne d'intoxication dénuée de tout fondement".

Dimanche à la mi-journée, ils ont annoncé avoir pris le contrôle de la localité de Am-Dam (600 km à l'est de N'Djamena, 120 km sud-ouest d'Abéché) s'enfonçant donc plus à l'ouest du Tchad.

L'alliance des forces rebelles a également demandé à Paris de cesser ses missions de "renseignement", menaçant de prendre les avions français "pour cible".

La France est présente au Tchad depuis 1986 dans le cadre de l'opération Epervier avec des moyens terrestres et aériens, indépendants de son contingent intégré dans l'Eufor.

Elle a fourni un appui décisif -sans toutefois intervenir directement- en février dernier au président Idriss Deby Itno encerclé dans son palais à N'Djamena lors d'une offensive rebelle, qu'il avait finalement réussi à briser.

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