Entre les rebelles et l’armée tchadienne, la guerre semble belle et bien réouverte

Publié le par Hamid Kelley

La situation redevient tendue au Tchad

Entre les rebelles et l’armée tchadienne, la guerre semble belle et bien réouverte. Lundi, la ville d’
Abéché (capitale de l’Est du pays) a été bouclée par l’armée pour prévenir une nouvelle offensive rebelle, a annoncé dans un communiqué le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). L’agence onusienne souligne que les déplacements des travailleurs humanitaires est rendue très difficile.

Plusieurs villes sous contrôle des rebelles

Abéché se trouve à une centaine de kilomètres au sud de
Biltine, une ville qui a été prise le matin par les rebelles et dont la situation, lundi soir, restait confuse. Un officiel tchadien cité par l’AFP a indiqué que de «violents combats» opposaient l’armée tchadienne aux rebelles «non loin» de Biltine, certains rebelles ayant même été «interceptés», selon lui. Des affirmations réfutées par les rebelles, lundi soir. «Ils essaient de démontrer ce qui n’existe pas. Ce sont des fausses informations», a affirmé à l’AFP Ali Gueddei, porte-parole de l’Alliance Nationale qui regroupe les diverses factions tchadiennes.

Dimanche à la mi-journée, les rebelles avaient également annoncé avoir pris le contrôle de la localité d’
Am-Dam, s’enfonçant donc plus à l’ouest du Tchad.

La France «n’interviendra pas»

Face à la reprise des combats au Tchad, la communauté internationale se veut prudente. Dimanche, Bernard Kouchner, en visite à Abidjan (Côte d’Ivoire), a déclaré que la France «n’interviendra plus» dans le conflit qui oppose le régime du président Idriss Deby et les rebelles. «Il n’y a pas de position de la France à entretenir. C’est un général irlandais qui commande l’Eufor avec dix-sept nations», a-t-il répondu alors qu’on lui demandait quelle était la position de Paris dans la crise.

Présente au Tchad depuis 1986, la France a fourni un appui décisif, sans toutefois intervenir directement, en février dernier au président tchadien encerclé dans son palais à N’Djamena lors d’une offensive rebelle, qu’il avait finalement réussi à briser.

Mais la position de la communauté internationale est délicate. Samedi, l’Eufor a été prise dans un
échange de tirs entre rebelles et armée tchadienne. Vendredi, les rebelles avaient menacé de s’en prendre aux avions français si la France ne cessait pas ses missions de «renseignement».

 


Sa C avec agence

Source : 20munites.fr



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