Les rebelles attaquent par l'est. mais ??

Publié le par Hamid Kelley

Les rebelles attaquent par l'est

Par  RFI

Au Tchad, les mouvements rebelles bougent et prennent des localités de l'est du pays. Goz Beïda samedi, Am-Dam dimanche. Ils sont encore loin de Ndjaména, environ 700 kilomètres de la capitale, mais circulent tout autour d'Abéché, la grande ville de l'est. Par ailleurs, de violents combats ont été signalés ce jour vers Biltine. De source militaire française, l’armée tchadienne aurait concentré près de la moitié de ses troupes, dans divers points stratégiques à l’est du pays. Lundi, le Conseil de sécurité a condamné cette offensive. Le président Déby accuse les soldats de l'Eufor de «fermer les yeux» sur les meurtres de civils dans les opérations menées par les rebelles.

Une nouvelle localité aurait été prise ce matin par les combattants de l'Alliance nationale. L'information n'est confirmée ni de source indépendante, ni par le gouvernement, mais selon le porte parole de la coalition rebelle, Biltine, à une centaine de kilomètres au nord d'Abéché, est tombée ce matin après de légers combats avec l'Armée nationale tchadienne.

Les troupes rebelles seraient venues des environs d'Oum Hadjer où elles étaient stationnées hier soir. Selon Mahamat Nouri, le président de l'Alliance nationale, des hommes sont également postés plus au sud d'Abéché, vers Am Dout Goz. Ce déploiement laisse penser que les rebelles entendent encercler Abéché mais le général Nouri assure que l'heure d'attaquer la capitale du Ouaddaï n'a pas encore sonné.

Des renforts de l'est et notamment en provenance de l'UFCD qui a pris samedi Goz Beida seraient attendus. Actuellement, les troupes dirigées par un autre chef rebelle, Adouma Hassaballah, seraient à Am Djéréma où elles sont entrées hier soir. Les combats à l'extrême-est semblent avoir été plus violents. Des sources humanitaires parlent d'au moins 15 blessés. Les rebelles affirment par ailleurs avoir fait 16 prisonniers dans l'armée.

Signalons que tous les chefs rebelles se félicitent aujourd'hui de la déclaration du chef de la diplomatie française qui a assuré hier que Paris n'interviendra plus dans le conflit tchadien. Faut-il y voir un signe ? Ce matin, les deux groupes rebelles présents à l'est affirment ne pas avoir été survolés par des avions militaires français. Pendant ce temps à Abéché, l'ambiance se tend. L'armée a renforcé ses positions et les humanitaires envisagent de réduire leur dispositif sur place.



Source : rfi.fr



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