Ouverture à Sharm El Sheikh de la session du Conseil exécutif de l’Union africaine

Publié le par Hamid Kelley

APA-Sharm El Sheikh (Egypte) La 13 session du Conseil exécutif des ministres africains des Affaires étrangères de l’Union africaine (UA) s’est ouverte vendredi à Sharm El Sheikh en Egypte, a constaté APA.

La plupart des ministres assistaient à la cérémonie d’ouverture qui a vu tour à tour Abul Gheit d’Egypte, Abdoulie Janneh, Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour le développement de l’Afrique et le président de la Commission de l’UA, se succéder à la tribune devant un parterre d’observateurs et de partenaires au développement.

Le Conseil exécutif succède au Comité des représentants permanents (COREP) dans l’enchaînement des sessions statutaires préparant la Conférence des chefs d’Etat prévue lundi et mardi prochains dans la station balnéaire égyptienne.

"Ce sommet s’ouvre au moment où l’Afrique a plus que jamais besoin de paix et de sécurité", a déclaré le président Ping dont c’est la première participation depuis son élection au mois de janvier dernier à la tête de l’exécutif panafricain, basé à Addis Abeba en Ethiopie.

Selon lui, de nombreuses difficultés restent à surmonter tandis que des défis importants demeurent dans plusieurs processus de paix sur le continent, citant la crise du Darfour, les différends entre le Tchad et le Soudan, la situation opposant Djibouti à l’Erythrée, qui constituent des "sujets de préoccupation".

A côté de ces difficultés, existent des "avancées notables" dans la promotion de la paix et de la sécurité sur le continent, a souligné le président de la Commission de l’UA qui s’est plu à évoquer "l’évolution positive du Burundi, de la "quiétude retrouvée" au Kenya et de la "restauration de l’autorité" de l’Union des Comores dans l’Ile d’Anjouan.

Les progrès réalisés en Côte d’Ivoire depuis l’accord de Ouagadougou, celui signé à Djibouti par les Somaliens, sont aux yeux du président Jean Ping "un signe d’espoir pour un retour à la paix".

"Dans toutes ces situations, dit-il, la Commission s’est efforcée de réagir avec célérité". Le renforcement de capacité et une disposition de ressources financières appropriées sont les conditions pour l’édification "d’une architecture de paix et de sécurité" perçue pour produire des effets en termes de prévention des conflits et de soutien à des opérations de reconstruction post-conflit.

"Une Afrique en paix avec elle-même ne peut être que plus forte, plus solidaire et plus prospère, a martelé le président de la Commission africaine qui a appelé les Etats à parachever la mise en œuvre du système continental d’alerte rapide et de la Force africaine.

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