Kamougué acte 2 : Approuvé la prolifération des généraux analphabètes.

Publié le par Hamid Kelley

                      
                                                                            Commentaire de Waldar


Dans sa première déclaration publique au lendemain de sa nomination, le général Kamougué,  complètement euphorisé, entonnait sans broncher la chanson de son de son nouveau patron. « Je suis nommé à la tête d’un ministère qui doit faire face aux défis de l’agression extérieure et de son organisation interne. Je ne serai pas seul, la solidarité gouvernementale va jouer. Le Président de la République qui est de même nature et de même origine que moi, va beaucoup m’aider par ses conseils et ses orientations pour me faciliter la tâche ».

 

Malgré son âge, le vieux Kamougué n’avait pas compris le boulot pour lequel le petit Idriss l’avait embauché. « Dès le premier coup de feu tiré à l’Est »  dévoilait La Lettre du Continent. , « la "salle des opérations", installée dans une annexe de la présidence, a repris le contrôle total de l’armée tchadienne, qui est en fait une armée mexicaine des "parents" d’ Idriss Déby. ». En fait, pendant toute la durée de l’offensive rebelle, on a même pas eu droit à un petit communiqué du ministère de la défense, comme à l’usage au temps de son illustre prédécesseur, qui est désormais éleveur au ministère de l’élevage. Même son ancien, ancien, ancien prédécesseur, le mythomane général 3D Bichara Issa Djadallah, avait eu la chance inouïe de s’offrir le luxe d’annoncer qu’il avait « repoussé deux attaques soudanaises », et « fait des prisonniers ».

 

Le Ministre de la défense en titre doit comprendre maintenant que Deby ne l’avait pas nommé à ce poste pour « faire face aux défis de l’agression extérieure », mais il doit suivre ses instructions pour l’aider à récompenser son « armée mexicaine des "parents" », qui avait fait "face aux défis de l’agression extérieure".

 

Si on avait dit que le général Kamougué a perdu ses réflexes d’officier de carrière, visiblement, il a très bien conservé sa psychologie de soldat. Le président de l’URD a sagement prit « la mesure de son impuissance » et s’est mis pas pour faire exactement le contraire de ce qu’il déclarait le 26 avril 2008 : « Je suis nommé à la tête d’un ministère qui doit faire face aux défis(..) de son organisation interne ».

 

Eh oui ! Kassiré l’avait bien mesuré en sont temps. Il  vaut mieux brouter là où on t’a attaché que de chercher à rugir dans la figurine d’un lion !

Cependant, Krimau Djido vous a averti : "Gardez cette mémoire courte et ne venez surtout pas nous dire après 6 mois lorsque vous serez évincé de ce poste, que vous n’êtes pas coresponsable de la gestion catastrophique de ce régime. Nous le petit peuple délaissé, vous attendons au tournant lors des élections. Certes nous savons comment se passent les élections dans cette contrée depuis 1990, mais sachez qu’il y’a toujours une fin à tout." Dixit

     




Décret no 790/PR/PM/MDN/2008

Les officiers des Forces Armées et de Sécurité dont les noms suivent, sont élevés au rang et appellation de Général de Brigade :

- Colonel HACHIM ABDELRAHIM ABDELRASSOUL
- Colonel DAOUD ADAM MAHAMAT
- Colonel DJIMADOUM TIRINA
- Colonel HAROUN ISSAKHA OUSMAN
- Colonel ADAM SEID
- Colonel HACHIM ABAKAR HANGOY
- Colonel ABAKAR BONG AWARE
- Colonel NOUKI ISSAKHA MORSO
- Colonel BOKHIT KOCHE
- Colonel KADI KIRGA DAMTAR
- Colonel TAMLEMGAR KIMTOIDE MATHIAS
- Colonel ZAKARIA NGOBANGUE


                                                         
                                                  N'Djaména, le 27 Juin 2008


Source : Site de la présidence du Tchad






 








 

 

 

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