Près de 300 passagers bloqués à Douala

Publié le par Hamid Kelley

Une grève des employés de l’Agence pour la sécurité et la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (Asecna) au Gabon paralyse le trafic aérien au Cameroun.

Depuis hier matin, lundi 21 juillet 2008, l’Aéroport international de Douala connaît une ambiance particulière. Les passagers à destination de Libreville et de Port Gentil au Gabon n’ont pas pu embarquer. Les avions des compagnies Toumaï Air Tchad, Virgin, Air Mali, Air Service,…sont restés cloués au sol. La raison évoquée est la grève des employés de l’Ascena – Gabon, débutée hier matin. Ils exigent le départ d’un de leurs responsables. Dans cette situation inconfortable, près de 300 passagers, dont certains en transit, n’ont pas pu voyager depuis 48 heures.
Dans la matinée d’hier, les enregistrements ont été régulièrement effectués par les différentes compagnies aériennes africaines. Mais les embarquements n’ont pas été effectués. Les heures prévues pour le départ des vols ayant débordé, les passagers des différents vols ont été informés de l’impossibilité des vols à destination du Gabon d’embarquer. « Dans ces conditions, aucun avion à destination du Gabon ne peut décoller », affirme un agent des Aéroports du Cameroun (Adc). Une situation qui a mis dans tous leurs états les passagers concernés. Certains ne savaient plus à quel saint se vouer. «Je ne connais personne à Douala ; ils ne veulent pas nous prendre en charge. Je vais chercher un hôtel le plus moins cher pour me loger en espérant que cette situation ne va pas durer », sérine une passagère.

Où dormir ?
Les responsables des compagnies aériennes ont décliné leur responsabilité. «Nous ne pouvons pas prendre les passagers en charge, car cette situation ne dépend pas de nous, mais de l’Ascena », soutient un responsable d’une des compagnies aériennes concernées. Il ne peut dire avec exactitude la durée de cette crise, mais espère qu’elle va vite se dénouer. «Nous sommes en alerte. Dès qu’on nous signale l’arrêt de cette grève dont nous ne savons ni les tenants ni les aboutissants, nous allons immédiatement embarquer », confirme un agent de Air Mali. Jusqu’au moment où nous allions sous presse, la situation n’avait pas changé. On nous signalait même des passagers prêts à passer la nuit à l’aéroport faute de moyens pour s’héberger. «Voyez vous-même, en nous logeant à nos frais, nous ne savons pas combien de temps cette situation va durer», confie un passager.
La crise qui secoue l’Ascena date de plusieurs mois. On se souvient qu’il y a deux mois le Sénégal qui abrite le siège menaçait de quitter cet organisme. En revanche, Madagascar a mis sa menace de retrait en exécution. La 48e session de la réunion des ministres de tutelle de l’Ascena qui s’est tenue à Malabo du 11 au 12 juillet 2008 semblait avoir aplani les divergences à l’origine de cette crise. La situation de l’Agence était le principal point des discussions. Le Sénégal qui a pris part à ses assises a affirmé son intention de rester dans la famille Ascena. Par ailleurs, les pays membres ont demandé au Sénégal de cesser ses menaces contres les personnels du siège.
 

Le messager

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