Tchad : Les évènements politico-militaire de 1975 à 1989

Publié le par Hamid Kelley

Par la Rédaction de Zoomtchad.com

Un des collaborateurs de ZoomTchad nous a rapporté que lors d'un voyage à Reims pour une visite familiale, une de ses cousines agée de 18 ans n'avait pas compris pourquoi le vieux Abdallah leur voisin, lui avait interdit de pousser le you- you, de chanter et de danser lors de la visite de Kaddafi au Tchad. C'est ainsi qu'un débat s'est engagé et nous avons fait le constat suivant : en 1979-1980, si vous avez 5 ans, aujourd'hui en 2005 vous en avez 30 ans, autrement dit à l'époque vous ne pouviez rien comprendre et aujourd'hui vous n'avez que des versions revues et corrigées par vos interlocuteurs. Considérant qu'un grand nombre de Tchadiens de la diaspora entre dans cette catégorie, l'équipe de ZoomTchad s'est retroussée les manches et s'est attelée à vous faire replonger dans le film mouvementé de ces évènements dramatiques où toutes les composantes du peuple tchadien ont pris part, se sont entredéchirées, combattues pour au finish s'unir et connaître la victoire. Qui disait qu'il ne peut y avoir de victoire sans larmes et sans sang. Il y a tant de choses à dire encore, tant de détails à donner, mais nous avons choisi l'option d'une présentation succinte, schématique et resumant l'essentiel de manière objective, des faits, rien que des faits.


Tombalbaye est au pouvoir depuis 14 ans. Sa stratégie vise avant tout à écarter les leaders du Nord en imaginant des complots. Jean-baptiste, Mahamat Abdelkerim, Ali Kosso, Baba Hassan, Khoulamala, Khéralla … sont arrêtés et emprisonnés.

Le Frolinat le combat depuis plusieurs années. L'armée française intervient plusieurs fois. Une féroce répression menée par plus de 2000 hommes. La France impose à Tombalbaye une certaine ouverture politique dans la mesure où elle mène une véritable opération de sauvetage de son régime. Il libère certains prisonniers politiques.


Entre temps, des combats se succèdent entre les rebelles et la coalition franco-tchadienne. La France poursuit ses « manœuvres » dans le silence assourdissant, aucune information ne parvient à la presse, palmeraies brûlés, tortures, villages rasés, rien n'est épargné.

Kadhafi arrive au pouvoir en 1969. Les interventions militaires françaises sont un échec, l'insécurité gagne le pays tout entier. Tombalbaye se rapproche de Kadhafi. Il va en visite officielle en 1972 en Libye et rompt ses relations diplomatiques avec Israël. Kadhafi promet à Tombalbaye de lui livrer tout rebelle du Frolinat qui se trouve en terre libyenne.


Tombalbaye dans une fuite en avant désigne Abbo Nassour comme président d'une commission parlementaire destinée à établir une épuration salutaire au sein de l'Etat tchadien. Le Général Malloum est arrêté, une campagne contre la France est lancée, Jacques Foccard est ciblé, c'est le temps de « Doppelé au coup pelé » puis c'est la création du MNRCS, la période de l'authenticité comme « instrument de la Tchaditude et du renouveau tchadien ». Fort-Lamy devient N'djaména, Fort-Archambault devient Sarh, François Tombalbaye devient Ngarta Tombalbaye. Le Yondo (initiation traditionnelle Sara est rendue obligatoire pour tous les Tchadiens y compris les cadres civils et militaires.

La RNT s'en prend à Georges Pompidou. Les relations Tchado-Libyenne sont, elles, au beau fixe. Kadhafi vient à N'djaména le 5 mars 1974. La France dans sa relation avec le Colonel libyen favorise ses intérêts commerciaux. Dès cette date, déjà, deux camps s'affrontent en France : les commerciaux réalistes (le lobby pro-libyen) et les « Amis du Tchad ».

Le 21 octobre 1974, un commando de rebelles attaque à Bardai la case de la Mission de la Réforme Administrative (MRA), le Dr Staewen, Françoise Claustre(Archéologue attachée de recherches au CNRS), Marc Combe sont enlevés. C'est le début de l'affaire Claustre.


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Source : Zoomtchad.com

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