Tchad : L’industrie de la mort

Publié le par Hamid Kelley

Le régime de N’Djamena affine ses méthodes. Enlèvements, tortures et assassinats politiques, le dictateur tchadien massacre à grand échelle. IDI planifie l’exécution des tchadiens. Standardisation meurtrière.

 

  Deby et sa cour présidentielle brillent d’un cynisme politique débordant. Dans le ciel tourmenté du Tchad, il ordonne la liquidation de ses adversaires politiques. Et les gros bras de l’Agence Nationale de la Sécurité (ANS) s’occupent du « sale » boulot. Les crimes staliniens s’accélèrent. La longue liste des rapts et assassinats politiques vient encore de s’écrire dans l’arbitraire et le  sang. Le secrétaire général  du ministère des Mines et de l’énergie en est la dernière victime.

 

C’est un crime crapuleux et machiavélique. L’assassinat d’Oumar Abdoul a été maquillé dans les artifices d’un vulgaire acte du banditisme de grand chemin. Sous le vernis du label « coupeurs de route », L’Agence Nationale de la Sécurité massacre.

 

Les bras armés du clan présidentiel ont fait œuvre de diversion maffieuse. Mise à contribution la version tchadienne des ondes « milles collines », la RNT a voulu faire avaler à l’opinion l’hypothèse d’acte des « coupeurs de routes ». Un projet de rapts et règlements de comptes politiques a été tissé dans les couloirs du cénacle présidentiel. Dans l’ombre Deby agite le poignard.

 

La « Nuit des longs couteaux », programme politique d’assassinat sous le régime nazi, a été revu et corrigé par les têtes – pensantes du système militaro-despotique de N’Djamena. Comme nous le faisions déjà remarqués dans notre blog, Idriss Deby se sent fragile, acculé et pressé par les contingences de la révolution. L’ultime réponse accordée par les thuriféraires du dictateur est la mise sous veilleuse des dissidents.  

 

L’escadron de la mort est une marque de fabrique des faucons du système dictatorial : Rangers, des têtes cagoulés, des voitures 4X4 à la vitrine fumée, des gros bras armés : L’industrie de la mort. La clique Itno, pantins sous les ficelles de Deby, traque les dissidents. Tortures psychologiques, sévices corporels ; la batterie des  services de renseignements est mise en branle pour  extirper par ces méthodes des aveux aux citoyens et hommes politiques soupçonnés d’accointances avec les mouvements politico-militaires anti-Deby.  

 
Le vent sec et lourd d’incertitude du mois d’Octobre s’annonce sur N’Djamena. La  météo est orageuse dans le  clan-organisateur. Les marabouts et autres diseurs de bonnes aventures qui fréquentent le palais rose sont unanimes : Des jours incertains se préparent depuis l’Est. Adepte des fétiches, Deby sait aussi par expérience que les renseignements recueillis même dans la torture peuvent retarder l’échéance du « mauvais sort ».

 

Le cynisme et les meurtres politiques sont à l’image de la froideur dans laquelle s’est enveloppé le pouvoir tchadien : Corrompu et déconnecté des préoccupations populaires. En près de 18 ans de pouvoir, Deby a labouré la conscience des tchadiens par des meurtres.

 

 Ibni Oumar Mahamat Saleh, Ahmat Mahamat Mougouni, Yaya Erdimi, Zakaria Korey Allatchi et d’anonymes tchadiens… du sol maculé de sang, la voix des martyrs appelle justice.

 

 Par D.L de N’djamena-matin

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