un minimum de considération, de respect et de politesse envers ces webmasters

Publié le par Hamid Kelley

A nous internautes qui avons trouvé des espaces pour exprimer nos idées, nos points de vue, nos convergences et nos divergences: un minimum de considération, de respect et de politesse envers ces webmasters qui ont mis à la disposition des tchadiens de l’intérieur comme de l’étranger un espace d’échange qui doit être une tribune de libre expression et non un exutoire de frustration.

On peut ne pas être du même avis certains que écrits mais il ne faut jamais sombrer dans une diarrhée verbale envers l’auteur d’un texte. Ça ne rabaisse que le niveau de l’échange et coupe court à toute envie de discutailler. Donnons nos idées et gardons nos bassesses.

Pourquoi s’attaquer à un webmaster quant il s’intéresse à un arrêt pour le porter à ses étudiants. Les étudiants en droit sont friands de ces arrêts qui défraient la chronique et qui sortent de l’ordinaire. Et leurs importances académiques mais aussi leurs fondements et constructions priment sur leur effet journalistique. Cela va de soi.

En se penchant sur ce cas, le mis en cause (le plus célèbre) est poursuivi devant une autre juridiction. Mais en fait, il l’est pour d’autres faits en regardant les considérants de plus près. En réalité, il ne doit pas y avoir polémique : entre les deux affaires, il n’y a ni litispendance, ni connexité. Les avocats l’ont remarqué très tôt et se sont ressaisi. Le débat juridique est sur le fait que l’une des accusations est politique et l’autre pénale (internationale ?) : laquelle a la primauté ?  Allez chercher…

Dans un autre registre et non des moindres, la disparition forcée du Dr IBNI OUMAR continue de mobiliser tous les tchadiens sans que la communauté internationale ne lève le petit doigt ne serait ce que pour demander la publication du controversé rapport sur la situation de février 2008. Le silence complice de la puissance colonisatrice a lui aussi donné un message clair au tchadien : la situation des droits de l’homme de votre pays ne nous intéresse pas. C’est nos intérêts qui priment !

Que valent les tchadiens pour la métropole ? Rien ! Les inondations dont ont souffert nos compatriotes et les risques humanitaires auxquelles ils sont exposés n’ont même pas mérité un flash dans les médias français. Ce mépris est sans pareil.

Ce mépris doit faire prendre conscience aux uns et aux autres que nous devons prendre notre destin en mains. Notre salut viendra de notre capacité lutter contre toutes les idées qui ont paralysé nos aptitudes à mettre en place un État. L’élite tchadienne (s’il y’en a une)  est devant une nouvelle page de son histoire.

Car toute révolution a d’abord été une idée.

Par Terab-Maba

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