Paul Abdoulaye, soldat d’origine Sara (Tchad) enrôlé par l’armée française, ouvre le feu sur lui. Il est atteint au dos et meurt.

Publié le par Hamid Kelley

Cameroun : Cinquantenaire de l'assassinat de Ruben Um Nyobe

Les manifestations marquant le cinquantenaire du décès du nationaliste Um Nyobé ont démarré le 1er septembre dernier à Douala placées  sous la houlette de la Fondation panafricaine et  présidée par Le combattant et premier prix Moumié MbouaMassok. Réunis ce jour à la résidence du Professeur Doukaya au quartier Bonantonè, où ils étaient face à la presse, les différents intervenants  ont donné des explications aux journalistes présents sur la nécessité d'une telle initiative, qui vise à revaloriser la mémoire de celui qui a payé de sa vie pour que le Cameroun soit indépendant.

Le 13 septembre prochain, le compteur historique du Cameroun marquera un demi siècle que Ruben Um Nyobé a été assassiné par les forces néo-coloniales, le mystère sur les circonstances de son tragique décès persiste. Retour sur la vie et les circonstances historico politiques du meurtre de ce martyr pour l'indépendance du Cameroun.
 
Né en 1913, le "Mpodol" Ruben Um Nyobe a fait ses études primaires dans les écoles locales des missionnaires presbytériens (en 1920 il fréquente l’école presbytérienne de Makay où il est baptisé en 1921; en 1924 il quitte cette école pour l’école d’Ilanga près d’Eséka où il obtient son certificat d’études primaires en 1929) puis il intègre en 1931, l’Ecole normale de Foulassi en pays bulu, tenue également les presbytériens.
 
Il est renvoyé de cette école, l’année où il doit obtenir son diplôme de fin d’études, accusé d’être toujours prompt à prendre la tête des mouvements de revendication et de protestation. Il obtient néanmoins son diplôme de fin d’études, en temps que candidat libre.
 
Selon l'historien Francis Richard dans annales du Cameroun tome 5 publiées en 1982 aux editions Le point, Paris, Um Nyobé a enseigné  pendant quelques années dans les écoles presbytériennes. En 1935, il est admis au concours des commis des services civils et financiers. Il poursuit ses études en travaillant et obtient par correspondance sa première partie du baccalauréat en 1939. Il est affecté au greffe du tribunal d’Edéa. Dans l’exercice de son métier, il se passionne pour le droit. Ce faisant, il découvre l’injustice à laquelle sont soumis les camerounais, à travers le système de l’indigénat. En effet, la loi distingue les indigènes (camerounais) considérés comme des sujets, des français considérés comme des citoyens. La loi ne laisse aucune possibilité d’expression pour la lutte politique ou pour la défense des droits des travailleurs aux indigènes.
 
Plusieurs sources historiques sur le Cameroun affirment que l'engagement nationaliste de Ruben UM Nyobe  pour l’indépendance  du Cameroun est la cause principale de sa liquidation par le colon français soutenu par le régime de Ahidjo.

source: Camer.be 

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