Afrique : Démocratiquement élus de père en fils

Publié le par Hamid Kelley

                                                                      camer: Après Joseph Kabila et Faure Gnassingbé : Karim Wade, Ali Bongo, Seif el-islam, Teodorin Obiang Nguéma, Ousmane Conté, Franck Biya…, « en piste pour remplacer leurs parents »Dans un article intitulé : « Afrique : Tu seras président, mon fils ! » , le très resauté journal d’Africaintelligence dénommé La lettre du Continent évoque avec forces arguments sur un nouveau modèle de dévolution du pouvoir en Afrique « par héritage », après que le Congolais Joseph Kabila et le Togolais Faure Gnassingé ont donné l’exemple, en devenant présidents de la République aux places de leurs défunts pères morts dans les lambris dorés des palais présidentiels. Ferloo qui a dévoré cet article avec délectation, le reprend pour vous.

C’est dans l’air du temps. Aujourd’hui, la majorité des présidents africains étant vieux ou vieillissants, leurs enfants sont sur le starting-block, non pas seulement pour « donner corps à leur vision en tant que chefs d’Etat », mais aussi et surtout « à poursuivre l’œuvre titanesque qu’ils ont entamé pour le bonheur de l’Afrique en général et de leurs pays en particulier ». Selon la « Lettre du Continent » (LC) : « A l’inverse de l’Europe, l’Afrique avance très vite vers son intégration politique. Dans moins de deux générations, l’Union africaine pourra être rebaptisée « l’Union des dynasties africaines ». La démocratie familiale régnera et la question des élections ne se posera plus. Un simple tour de table le dimanche en famille permettra de choisir l’heureux élu ! Enquête sur une prophétie ».

La danse des dauphins d’Afrique de l’Ouest

« Au Sénégal, pays qui n’a jamais connu de coup d’Etat, la surprise de l’été 2008 aura été le coming-out à l’Elysée du fils du président Karim Wade. L’héritier du « Gorgui » est déjà sur le podium avant la course ! Le jeune financier formé chez Warburg est aussi fasciné par les Emirats du Golfe que Nicolas Sarkozy lui-même, qui l’a écouté d’une oreille attentive. Au Niger, les recettes futures de l’uranium et du pétrole ont donné un coup de jeune au président Mamadou Tandja, qui entend passer la manne à son fils Ousmane dit « Gober », chouchou des Chinois. En Guinée, le président Lansana Conté arpente ses champs, malade, cigarette au bec, en rêvant que son fils, le capitaine Ousmane Conté, lui succède », écrit le journal de Maurice Botbol.

Le bois sacré dynastique des émirs du Golfe de Guinée

Toujours selon le journal 142, rue Montmartre à Paris : « En vacances au Maroc, le doyen Omar Bongo a, lui aussi, discrètement encouragé son fils Ali Bongo à aller se présenter… à l’Elysée ». Au mois de juin, le président gabonais, a parlé de son « fiston » sous la tente, à Tripoli, au colonel Kadhafi qui prépare lui-même Seif el-islam à sa succession. Omar Bongo est aussi le « parrain » d’autres fils de chefs. Il a ainsi envoyé son conseiller Jean-Pierre Okias auprès du président togolais Faure Gnassingbé et son parent Martin Bongo auprès du chef de l’Etat congolais Joseph Kabila afin de les inciter à se rapprocher du roi Mohamed VI.

Bienvenue au club ! A Brazzaville, chez Denis Sassou-Nguesso, Denis Christel – dit « Kiki » -, patron de Cotrade (pétrole), se pousse du col avec le soutien de sa grande sœur Claudia, conseillère très écoutée du « Papa ». Mais la messe n’est pas dite à la présidence de Mpila : les neveux ont tiré les couteaux…

Au royaume des Fangs de Mongomo en Guinée équatoriale, le clan des Mangués prépare « Teodorin » Obiang à la succession de « Teodoro », sous le contrôle de la première dame Constancia Mange Nsue Okomo, reine mère des abeilles de Petroland.

A Bangui, le président François Bozizé jongle entre son fils Jean-François, discret ministre de la Défense et son neveu très actif dans les affaires, le Colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre des Mines.

Dans son village de Mvomeka’a, le silencieux président Paul Biya, qui a mis sur orbite le low profile René Sadi, secrétaire général du Rdpc (parti au pouvoir) n’en écoute pas moins son fils, Franck Biya ». Il faut souligner aussi que LC a omis de parler d’un autre fils de président qui est également sur les pas de son père, car en Egypte, "Gamal Moubarak se prépare. Il est déjà à la tête de la commission politique du parti de la majorité (au cours de ce mois de septembre courant, il devrait, sauf imprévu, être promu secrétaire général du parti par le Raïs depuis son lit dans un hôpital allemand il y a quelques mois).

Gamal Moubarak a réussi à placer un nombre important de ses hommes à la tête de ministères de souveraineté dans le nouveau gouvernement. Avec ces exemples sur le continent africain, qui ne sont pas exhaustifs, on voit aisément où mène une longévité exceptionnelle au pouvoir. Au fil du temps, bien des gens finissent par penser qu’il est inscrit dans leurs gènes de diriger les autres. Cela pourrait donner des idées à certains.

La fratrie élargie dans les palais sans héritier politique

« Dans les présidences africaines où les descendants directs ne sont pas en âge ou en situation de prendre le « témoin » politique, un autre membre de la famille est déjà sur les marches du palais. En Côte d’Ivoire, la première dame Simone Gbagbo – qui, il est vrai, est entrée en politique avant même de devenir l’épouse de « Laurent » - croit dur comme fer à sa destinée présidentielle ! Au Burkina Faso voisin, le président Blaise Compaoré favorise discrètement, depuis quelques années, son frère cadet François Compaoré. Ce dernier, président de l’association des « Amis de Blaise Compaoré » (ABC), a déjà eu la peau de Salif Diallo, très longtemps l’éminence grise du chef de l’Etat chargé des dossiers les plus sensibles, en particulier avec la Libye. « Salif » a été envoyé en pénitence comme Ambassadeur en Autriche !

Au Tchad, Idriss Deby a perdu son héritier putatif, Brahim assassiné à Paris dans des conditions pas encore éclaircies. C’est plutôt le propre frère du chef de l’Etat qui est en piste. En Afrique australe, là où des guerres de libération nationale ont amené des partis forts au pouvoir, comme en Afrique du Sud (ANC) ou en Angola (MPLA), c’est entre « camarades » que le combat politique pour l’accès au pouvoir est rude. Mais qui dit que demain Isabel Dos Santos, fille de « Zedu », ne va pas elle aussi prendre goût au pouvoir de « Papa » ? ». C’est aussi une révélation de la publication du groupe Indigo.

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Idriss Doumgoto 03/10/2008 13:13

Kai ya walai cet informacion blouverce la tete des afriquains.