Des armes et materiaux de l’armée tchadienne ont été retrouvé aux mains des malfrats au Cameroun

Publié le par Hamid Kelley

9 kalachnikov, 39 chargeurs, 651 munitions ont été retrouvés, hier, par le commandant de compagnie de Kaélé et ses élèments. Deux suspects ont été

interpellés.

Il n’est de secret pour personne que le département du Mayo Kani, a une mauvaise renommée depuis quelques mois à cause des prises d’otages reccurantes. La découverte d’une importante cache d’armes de guerre prouve à suffisance le climat d’insécurité qui règne dans cette unité administrative limitrophe au Tchad voisin.

Il y a deux semaines que la présence d’une bande de malfrats a été signalée dans le secteur de Mizao situé dans le chef lieu (Kaélé) du département du Mayo Kani.

Informé, le commandant de compagnie Leinui Tah Félix a lancé une opération de recherche après avoir obtenu un renseignement qui signalait à nouveau le passage des malfrats dans son unité de commandement.

Après avoir suivi les traces, il retrouvera sans obstacle la cachette des armes de guerre. Dans cette cachette, on retrouve 09 kalachnikov ; 39 chargeurs, 651 munitions  de 7,62 mm ; 10 portes chargeurs raccommodés ; deux tenues de combat de l’armée tchadienne ; deux bérets ; deux turbans pour leur masque faciale ; du matériel de couchage et un important stock de vivres qui devait les alimenter pour quelques jours avant le début de leur opération.

La zone de Mizao est réputée comme étant le refuge des bandes armées en provenance du pays voisin. “ Il faut bien filmer leur insigne sur les bérets. Parce que quand on leur dit souvent que c’est eux qui viennent opérer ici au Cameroun, ils nient. Filmer bien leurs tenues avec leurs insignes sur les bérets. Là au moins leur gouvernement comprendra que nous ne nous trompons pas ”, lance une élite de Kaélé présente sur le lieu de la trouvaille. Pour Louba Zal, colonel-commandant de légion de l’Extrême Nord, ces malfrats s’apprêtaient à procéder à une série d’enlèvements des bergers. Dans la même localité et non loin de Pitoa I, Pitoa II et Sardon dans l’arrondissement de Taïbong, plusieurs coups se succèdent depuis des mois avec les multiples prises d’otages et attaques à domiciles. “ Nous avons intensifié des recherches qui nous ont permis de mettre la main sur deux suspects qui sont actuellement en pleine exploitation ”. Les deux hommes qui ont été pris par les éléments de la gendarmerie sont d’origines camerounaises. Pour les riverains, les deux bourreaux ont pour mission de ravitailler les assaillants en produits vivriers. Certainement ce geste humanitaire de leur part se solde par un partage de butin après le versement de la rançon.

source : lanouvelleexpression.info

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