Les Kréda, Deby et la Rébellion

Publié le par Hamid Kelley

Les Brèves de N’djaména / Par Beremadji Félix / Tchadactuel.com

La Communauté Kréda inquiète Deby – La Communauté Kréda est la cible privilégiée des sauts d’humeur de Deby : tantôt accusée de piller le trésor public, tantôt d’être en connivence avec les rebelles pour détruire les bâtiments publics, etc. Elle est constamment harcelée par lui et son entourage. Excédés, les jeunes de cette communauté regagnent massivement la rébellion et la forte communauté Kréda en Arabie saoudite sympathise avec ces jeunes. Du coup, Deby commence à frémir et dépêche une mission composée de Mahamat Saleh Adoum, Abakar Mahamat Tahir, les généraux Moussaî et Moussa Petit, pour rencontrer la communauté à Médine. Selon nos infos, au cours des nombreuses réunions, les membres de la communauté ont poliment écouté les envoyés de Deby sans vraiment les entendre. Le Gl Moussa petit s’est particulièrement distingué dans son zèle de plaire à Deby, par des propos très malveillants à l’adresse de l’assemblée, ce dont celle-ci n’a pas appréciés: « ces rebelles avec qui vous semblez sympathiser, on va les nettoyer avec leur soudain », avait tonné le Gl Moussa Petit. Compte tenu de l’atmosphère générale, Mahamat Saleh Adoum a jugé inutile de prolonger son séjour et a regagné N’djaména.

Le Souk de Djirdjira : Les soudanais ont compris qu’il est difficile de résister à l’appât de l’argent. Pour démanteler les mouvements rebelles du Darfour, tous les moyens sont bons et particulièrement celui d’achat des consciences. Il semble qu’ils ont appris cela de Deby. Ainsi, le régime soudanais a installé un vrai souk à Djirdjira, une bourgade à cheval entre le Tchad et le soudan. Tous les déserteurs et autres transfuges des mouvements rebelles de Darfour y sont reçus. Chacun a son prix selon son grade, son importance dans la rébellion. Et surtout quand on rallie avec un véhicule armé ou non, la valeur augmente substantiellement. Aussi, depuis pratiquement un mois c’est la ruée vers l’or de Djirdjira. Qui, à pieds, qui, en véhicule, c’est la débandade au sein du MJE. Contrairement à IDI, les soudanais accueillent correctement les ralliés et en plus tiennent mordicus leur parole, à la différence de l’autre. Bref, c’est la saignée au sein du MJE. Quant au Chef du MJE, sa côte commence à baisser auprès de son mentor. Pendant son séjour à Amdjeress, il a été fermement recommandé au Chef du MJE d’adopter un profil bas : ni lui personnellement ni ses troupes, ne doivent se montrer. Ils ont été ainsi casernés dans un petit ouadi, loin des yeux des nombreux accompagnateurs d’IDI. Ce dernier aurait rencontré le patron du MJE, à la sauvette.


Beremadji Félix
N’djaména




Source : Tchadactuel.com


Commenter cet article