Le Général Nouri dans un interview sur Radio orient,promet la liberation de Ndjamena

Publié le par Hamid Kelley

Interview du Général Mahamat Nouri, président de l’Alliance Nationale et l’un des principaux chefs de l’opposition armée tchadienne.

 

 

Réalisée au Tchad par Radio Orient  dimanche 05  octobre 2008.

 

Mr le président bonjour. Comment analysez-vous le sommet d’Asmara en Erythrée?

 

L’accord entre le gouvernement tchadien et le gouvernement soudanais à Asmara n’apporte aucune solution au problème tchadien. En ce qui concerne notre position (celle de la rébellion Tchadienne) il n’y a aucun changement. Donc nos opérations vont se poursuivre comme si de rien n’était.

 

La saison de pluie va finir bientôt, beaucoup d’analystes militaires en France disent que N’djamèna est menacé, à quel moment précisément les opérations vont commencer ?

 

Je ne peux pas vous préciser de date. Le scénario de février dernier en revanche ne pourra pas se reproduire. A l’époque nous n’avons pas pu prendre le pouvoir alors que nous tenions la ville (N’Djamena), parce que nous étions incapables de nous entendre pour désigner un chef. Personnellement je me suis opposé à toute forme de coordination militaire sans règlement au préalable de la question politique. C’est à dire d’abord désigner la tête du mouvement. En ce qui concerne les pressions de la France pour tenter de réconcilier Khartoum et N’Djamena ça ne change rien à la position de la rébellion.

 

En revanche, nous souhaitons que Paris et la communauté internationale fassent la différence entre le conflit intérieur tchadien et le problème du Darfour.

Le problème du Darfour a amené le Soudan à prendre des positions favorables à la rébellion tchadienne. Les deux conflits sont de nature différente.

 

Combien d’hommes disposez-vous pour cette offensive ?

 

Nos forces (rebelles) sont composées de 9 à 10 000 hommes. L’armée régulière tchadienne en compte 20 000. Mais c’est une armée composite et tous ne combattent pas. Idriss Deby a aligné en février dernier 10 000 hommes, alors que nous n’étions que 3000. Et pourtant nous avons pris N’Djamena.

 

Sachez donc que le prochain engagement sur le terrain concernera encore plus d’hommes et de matériels qu’en février dernier.

 

Quelle est votre stratégie ?

 

Pour un futur engagement, l’Alliance a une politique et une stratégie commune. Mais nous avons conscience que le pouvoir ne sera pas pris par les armes, ni conservé par les armes.

 

Mr le Président merci

 

C’est moi qui vous remercie.


transcrit par soumia zahy



Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article