"C'était le meilleur des trois débats Obama-McCain"

Publié le par Hamid Kelley

LEXPRESS: Au cours du troisième débat qui a opposé les deux prétendants à la Maison-Blanche, John McCain s'est montré plus agressif. Une attitude "logique car il est distancé dans les sondages", explique Jim Bittermann, correspondant de CNN à Paris, à LEXPRESS.fr. Mais qui ne suffira sans doute pas à renverser la tendance. Explications.

Diriez-vous que ce dernier débat était le meilleur des trois qui ont opposé Barack Obama et John McCain?

C'est en tout cas celui qui a été le plus animé! Les deux candidats étaient relativement proches l'un de l'autre et chacun a pu réagir rapidement aux propos de son adversaire. Le modérateur, Bob Schieffer, a d'ailleurs très bien géré la situation, en les laissant échanger tout en rebondissant sur certaines questions.

Ce débat n'était pas non plus sans fond et ne s'est pas limité aux polémiques: des questions importantes comme l'économie, l'éducation ou la couverture sociale, ont été abordées de façon très sérieuse. Je dirais donc que oui, c'était le meilleur débat des trois.

Qui vous a le plus convaincu?

Les deux candidats sont des sénateurs aguerris aux techniques du débat et très à l'aise dans ce type d'exercice. Mais les sondages réalisés juste après par CNN montre qu'Obama a le plus convaincu. Il grimpe dans les sondages depuis des semaines, de toute façon... 

Que peut faire McCain pour renverser cette tendance?

Etre plus agressif, comme il l'est depuis deux semaines et comme il va sûrement le rester pour les trois semaines à venir. Parce que les Républicains veulent qu'il soit plus agressif. Et aussi parce qu'il n'a plus rien à perdre: il est l'underdog, il fait la course derrière Obama qui, lui, n'a pas besoin d'avoir une attitude de ce type.

Mais, à vrai dire, je ne vois pas ce qui pourrait changer la donne désormais. Les commentateurs avaient décrété, avant ce dernier débat, que ce serait sa dernière chance de renverser la vapeur... Je ne vois aucun autre grand rendez-vous qui, dans les trois semaines à venir, pourrait changer les choses, sauf peut-être un événement aussi important que la crise financière actuelle. Crise qui, d'ailleurs, favorise Obama.

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